La Nuit des Rois : Une épopée carcérale vibrante qui peine à convaincre, notre critique

Avec La Nuit des Rois, Philippe Lacôte nous embarque dans le milieu carcéral de la Côte d’Ivoire. Une aventure mystique, attendue dès aujourd’hui dans les salles obscures françaises. 

Alors que Pieces of a Woman ou Nomadland étaient présentés en sélection officielle à la Mostra de Venise l’année dernière, La Nuit des Rois de son côté, a concouru dans la section Orizzonti durant la 77e cérémonie du festival italien. Attendue ce mercredi 8 septembre dans les salles obscures françaises, cette réalisation franco-ivoirienne dirigée par Philippe Lacôte, promet de vous plonger dans une épopée carcérale inédite, le temps d’une nuit à Abidjan. Alors vous laisserez-vous tenter par cette aventure entre rêve et réalité ? Pour le savoir, on vous laisse découvrir notre verdict juste en dessous sur Melty !

LE SYNOPSIS DE LA NUIT DES ROIS

Le synopsis de La Nuit des Rois est le suivant : “Dans la MACA d’Abidjan, l’une des prisons les plus surpeuplées d’Afrique de l’Ouest. Vieillissant et malade, Barbe Noire est un caïd de plus en plus contesté. Pour conserver son pouvoir, il renoue avec le rituel de “Roman”, qui consiste à obliger un prisonnier à raconter des histoires durant toute une nuit.”

LE CASTING DE LA NUIT DES ROIS

La Nuit des Rois est réalisé par Philippe Lacôte et co-scénarisé par Delphine Jacquet. Côté distribution, l’on retrouve notamment Bakary Koné dans la peau du Roman et Steve Tientcheu dans le rôle de Barbe Noire. Digbeu Jean Cyrille (Demi-Fou), Rasmané Ouadraogo (Soni), Issaka Sawadogo (Nivaquine), Abdoul Karim Konaté (Lass) ainsi que Denis Lavant (Silence) viennent également compléter le casting.

CE QUE L’ON A AIME DANS LA NUIT DES ROIS

La Nuit des Rois frappe fort, dès les premières minutes. L’ouverture du film nous plonge dans le chaos de la prison, alors que l’on suit l’entrée de Roman. Sa peur ne tardera pas à faire face au bruit de son nouvel environ ainsi qu’à la curiosité et à l’excitation de certains détenus. A cette dichotomie va succèder celle de la magie et de la réalité, à mesure que cette fresque carcérale se met en place, le temps d’une nuit. Ce mélange des genres fonde d’ailleurs l’un des atouts majeurs du film et se traduira également par une photographie aussi vibrante que percutante. Ce qui nous frappe également, c’est l’organisation de la prison en elle-même, celle-ci prenant des airs de village et étant finalement dirigée par un détenu. Le réalisateur entend grâce à cela représenter le pays dont il est originaire, la Côté d’Ivoire, en montrant ses traditions, sa population mais aussi ses chants et ses danses.

CE QUE L’ON A MOINS AIME DANS LA NUIT DES ROIS

Néanmoins, ce pastiche à la fois lyrique et métaphysique, peinera à convaincre de part l’imprécision de son scénario. Difficile en effet de s’y retrouver et de comprendre réellement le propos du long-métrage, chaque intention de mise en scène semblant finalement échouée. De surcroît, s’il faut saluer le travail sur la photographie, force est de constater que celle-ci n’est pas mise au profit du récit mais possède davantage une visée comtemplative. A côté de cela, l’interprétation de certains acteurs semble parfois exagérée bien que le jeune Bakary Koné invite à la tendresse. Si La Nuit des Rois nous plonge dans le milieu carcéral de manière inédite et délivre un propos politique et sociétal, cette aventure onirique et brutale comporte tout de même plusieurs défauts. Dès lors, peut-être serez plus interessés par la comédie sociale et absurde de Mouloud Achour, Les Méchants, dès aujourd’hui au cinéma.

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