#RegretMaternel : quand les mères n’aiment pas la maternité

Sur Twitter, de nombreuses mamans racontent leurs difficultés à apprécier le fait d’avoir des enfants. Des témoignages à rebours des discours traditionnels sur l’épanouissement dans la maternité.

« Si c’était à refaire, je ne le referai pas. » Comme beaucoup d’autres femmes, cette internaute a choisi de témoigner en toute transparence grâce au hashtag #RegretMaternel, en tendance depuis mercredi sur Twitter. Tout est parti d’un thread de @DocMarmottine. « Depuis mon enfance, j’ai toujours rêvé d’être mère, je pensais avoir un “instinct maternel” (…) et j’attendais que ça. Bah p*****, la désillusion », écrit-t-elle. « Jpp de devoir gérer repas, chouinneries, conflits, besoins divers et variés, sans une once de reconnaissance (…) Si j’avais su avant, je ne sais pas si j’aurais fait autrement, mais franchement, j’ai l’impression que tout ce que j’attends c’est qu’ils soient tous grands et élevés et autonomes. Pour pouvoir revivre ». 

Lire aussi >> L’édito : « Oui, l’instinct parental existe bel et bien… Chez la souris, tout du moins » 

J’aime mes fils plus que tout clairement, ils le savant vs le savez.cela dit je déteste être mère ds cette société et si c’était à refaire je ne le referai pas. C’est bcp trop dur à tous les niveaux et on est bcp trop seules et sans soutien même en couple #RegretMaternel

Vous avez le droit de regretter même si vous vouliez avant, même si vous avez tanné les gens tous les jours avec votre desir d’enfant, même si vous avez fait une FIV. Vous avez le droit d’avoir cru que ça serait génial et de vous être trompées #RegretMaternel

Galerie: Rebecca Hampton fait de rares confidences sur sa fille de 7 ans (Gala)

Un #RegretMaternel notamment causé par la charge mentale  

Son histoire fait écho à de nombreuses autres mères qui ont chacune partagé leur ressenti vis-à-vis de la maternité. Une parole rare, bien loin de l’injonction à l’épanouissement dans la maternité et des clichés sur le supposé instinct maternel. « J’aime mon petit monstre. Vraiment. Mais : Je ne voulais pas d’enfant. Et j’ai craqué après pressions/manipulations psy et émotionnelles/gaslighting. J’ai souffert de la dépression post-partum + burn-out trop lgtps. Donc oui. OUI, je regrette », explique @Nimedhlel. « Ma fille c’est mon soleil. C’est l’amour de ma vie. Mais j’en aurais pas de deuxième. Je déteste être mère », raconte de son côté @fauve_vegan. 

« J’aime mon petit monstre. Vraiment. Mais : Je ne voulais pas d’enfant. Et j’ai craqué après pressions »

Sous ce hashtag, les mères tiennent à souligner que ce n’est pas l’enfant en tant que tel qu’elles regrettent, mais le rôle que celui-ci leur impose ainsi que les attendus pesants de la société. « Le #RegretMaternel qu’on interdit aux femmes d’exprimer ne concerne pas l’existence des enfants mais l’exploitation des mères qui en découle. Ça ne signifie pas qu’on n’aime pas nos enfants », argumente @Fables_21. « #RegretMaternel d’être jugée, par tous tout le temps, même des inconnu.e.s . Toujours quelqu’un sait mieux que moi, alors que je LIS tout ce que je trouve pour faire AU MIEUX », explique @Zoriaah. Malgré quelques remous et des appels à être « plus nuancées », beaucoup félicitent la prise de parole de ces femmes, pour qui de pas aimer la maternité représentent l’ultime tabou. 

Source: Lire L’Article Complet