Procès des attentats du 13 Novembre : Salah Abdeslam multiplie les provocations et dit être “traité comme un chien”

En 2 jours d’audience, le principal accusé a multiplié les propos choquants.

Hier s’est ouvert un procès historique : celui des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts et 430 blessés. Lors de la première journée d’audience, Salah Abdeslam, le seul membre des commandos encore en vie, a pris la parole et a multiplié les provocations. Lorsque le président de la cour demande aux accusés de décliner leur identité, l’homme barbu et aux cheveux longs lui répond : “Je tiens d’abord à témoigner qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah et Mohammed est son messager”. Quand on l’interroge sur sa profession, Salah Abdelsam dit avoir “délaissé” sa profession “pour devenir un combattant de l’Etat islamique”. L’accusé n’en est pas resté là.

Salah Abdeslam, the sole surviving member of the terror cell that massacred 130 people in Paris goes on trial.More on this: https://t.co/Sxuoqd8UG1 pic.twitter.com/ot4ot4B4fy

Peu avant 17h, l’un des accusés Farid Kharkhach a fait un malaise dans le box. Alors que l’avocat de celui-ci dénonçait les conditions de détention de son client, Salah Abdeslam s’est mis à hurler dans son box : “Ici c’est très beau, il y a des écrans plats, de la clim mais là-bas on est maltraités, on est traités comme des chiens, a-t-il lancé au président de la cour d’assises en le montrant du doigt. “Ça fait six ans que je suis traité comme un chien, je ne me suis jamais plaint parce que je sais qu’après on sera ressuscité et que vous devrez rendre des comptes”, a ajouté l’accusé. Depuis le début d’après-midi, l’audience a repris et Salah Abdeslam s’est encore exprimé, chose qu’il n’a pas faite en 6 ans. “Ils m’ont rendu des services alors qu’ils ne savaient rien de ce que je faisais dans la vie”, a-t-il lancé concernant Mohamed Amri, Mohamed Bakkali et Ali Oulkadi, trois autres accusés. “Ne soyez pas égoïste monsieur le président”, a demandé Salah Abdeslam. Des provocations qui ont choqué de nombreux Français, dont les victimes et leurs familles, pour certaines présentes dans la salle.

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