Grossesse, accouchement : quelles sont les recommandations durant le confinement ?

Depuis la mise en place du confinement, de nombreuses questions se posent. Certaines femmes enceintes s’inquiètent et se demandent comment se déroule le suivi de la grossesse et de l’accouchement en pleine période d’isolement. Sont-elles obligées de porter un masque durant le travail ? Peuvent-elles accoucher en présence de leur partenaire ? On fait le point.

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Pour limiter la circulation du virus et ralentir sa propagation, le gouvernement a décidé de mettre en place un reconfinement. Depuis le 30 octobre, les Français sont ainsi de nouveau confinés, et ce pour au moins quatre semaines. Cependant, cette fois-ci, le confinement est plus souple que le premier. Bien qu’il soit moins strict, il soulève tout de même de nombreuses interrogations.

Les futurs parents se questionnent sur le déroulement de leur suivi de grossesse et de leur accouchement. Ils appréhendent car durant le confinement instauré au printemps dernier, les conjoints ne pouvaient pas être des accompagnateurs des échographies. Certaines femmes enceintes ont également mis au monde leur enfant sans leur partenaire à leurs côtés. Quelles sont les recommandations durant ce second confinement ?

Grossesse : comment s’organise le suivi des femmes enceintes pendant le confinement ?

Durant le confinement, les rendez-vous médicaux qui permettent de vérifier l’état de santé de la future maman et le bon développement du fœtus ont lieu tous les mois à la maternité ou dans le cabinet d’une sage-femme libérale. Durant ces visites, le port du masque et les gestes barrières doivent être respectés.

Si la future maman présente des symptômes évocateurs de la Covid-19, elle doit dans un premier temps consulter son médecin traitant puis faire un point en visioconférence avec sa sage-femme ou sa gynécologue. Si la consultation doit se faire en présentiel, il convient de la reporter de quelques jours. “Pour les consultations et les échographies, un délai de 14 jours semble raisonnable”, précise le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) dans son communiqué publié le 30 septembre.

À la différence du confinement du mois de mars, le partenaire peut être présent durant les échographies. “Le collège tient à éviter ce qui s’est passé lors du premier confinement et donc maintenir la présence du coparent pour les échographies, l’accouchement et les suites de couche. Pas forcément pour les consultations de routine”, a signalé à 20 Minutes Joëlle Belaisch Allart, présidente du CNGOF.

Confinement : le partenaire peut-il être présent durant l’accouchement ?

Durant le premier confinement, certaines maternités ont pris la décision de ne pas autoriser la présence du partenaire pendant l’accouchement. Dans d’autres établissements, le conjoint a pu uniquement assister à la dernière phase du travail (lorsque le col est ouvert de 5 à 7 cm) et rester deux heures après l’accouchement avec sa campagne et son bébé.

Cette fois-ci, les femmes enceintes peuvent être accompagnées par leur conjoint du début jusqu’à la fin de l’accouchement. “La présence du père est souhaitable au maximum, y compris pendant une éventuelle césarienne (sous couvert d’une charte des visiteurs, la recherche de symptômes compatibles avec la Covid-19, le respect des mesures barrières et la limitation effective des déplacements)”, indique le CNGOF. Le coparent devra porter un masque, respecter la distanciation sociale et les autres consignes d’hygiène, telles que le lavage des mains ou l’utilisation d’un mouchoir à usage unique.

Accouchement : les femmes enceintes doivent-elles se faire tester ?

Pour l’heure, le dépistage systématique de la Covid-19 n’est pas recommandé, selon le CNGOF. Cependant, il est adapté en fonction des cas et de l’évolution locale de l’épidémie. La Haute Autorité de Santé (HAS) estime quant à elle qu’il est nécessaire que les femmes enceintes au troisième trimestre puissent se voir proposer un test PCR 24 heures à 48 heures avant toute intervention programmée.

Confinement : le port du masque est-il obligatoire pendant l’accouchement ?

La question relative au port du masque durant l’accouchement est l’une des interrogations qui revient le plus en ces temps de coronavirus. “Le port du masque est recommandé en présence des soignants. Pendant les efforts expulsifs, le port du masque est souhaitable car il protège les soignants et la femme elle-même. Il ne peut être imposé”, peut-on lire dans le communiqué du CNGOF.

L’équipe médicale peut proposer à la patiente de porter une visière adaptée au visage pour faciliter la communication et les efforts. Si la femme enceinte ne souhaite ni porter de masque ou ni porter de visière durant le travail et les efforts d’expulsion, le personnel soignant est obligé de porter un masque FFP2 et des lunettes de protection car ils offrent une meilleure protection.

Les visites post natales sont-elles autorisées durant le confinement ?

Les visites après l’accouchement doivent être limitées pour éviter les allées et venues au sein de l’hôpital et la maternité. “Dans ma clinique, on n’accepte qu’un seul accompagnant. Si la patiente arrive à la maternité avec sa maman, ce sera cette dernière uniquement qui sera autorisée à venir en postnatal, ça c’est un peu nouveau. En revanche, cette personne peut venir autant qu’elle veut”, a expliqué à 20 Minutes Tiphaine Beillat, gynécologue-obstétricienne à la clinique Mathilde à Rouen. Les amis, les grands-parents ou les frères et sœurs ne sont ainsi pas autorisés à rendre visite au nouveau-né, à la mère et à l’accompagnant. Cependant, ces recommandations peuvent changer d’une maternité à une autre et évoluer en fonction de l’évolution de l’épidémie. D’après le CNGOF, il convient d’encourager le retour à domicile rapide.

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