Covid-19 : ces départements français où la seconde vague est pire que la première

La seconde vague de l’épidémie de Covid-19 est bel et bien là, et semble déjà plus virulente que la première. Preuve en est : dans de nombreux départements, le seuil maximal de patients hospitalisés ou en réanimation enregistré au printemps dernier est déjà dépassé.

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“La deuxième vague pourrait être pire que la première”. C’est ce qu’avaient prédit de nombreux spécialistes il y a plusieurs semaines. Une mise en garde qui prend aujourd’hui tout son sens, puisque plusieurs départements connaissent d’ores et déjà une seconde vague plus violente que celle du printemps dernier.

Lundi 2 novembre, 32 départements enregistraient au moins 20% de patients hospitalisés de plus que lors de la première vague, comme le révèle Le Parisien, qui a réalisé des infographies à partir des données de Santé Publique France. Neuf départements recensaient quant à eux 20% de patients en réanimation de plus que lors du premier pic de l’épidémie.

Covid-19 : dans le Gard, 51% de patients de plus en réanimation que lors du premier pic

Parmi les neufs départements concernés par cette hausse du nombre de malades de la Covid-19 admis en réanimation, on retrouvait, au 2 novembre, l’Isère, les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence, le Gard, la Lozère, la Haute-Loire, le Tarn-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées et la Haute-Corse.

Dans le Gard, où l’on comptabilise 51% de patients de plus en réanimation que lors du premier pic, les médecins sont inquiets. “On a une montée progressive de nombre de lits occupés avec un gros bond tous les quinze jours environ. Le dernier week-end, on a fait entrer 60 malades du Covid-19 dont 20 en réanimation”, explique au Parisien Jean Emmanuel de la Coussaye, chef des services de médecine d’urgence et directeur médical de crise au CHU de Nîmes.

Le coronavirus circule en ville comme à la campagne

Si d’autres départements, comme la Lozère, figurent dans ce classement, c’est parce qu’ils avaient été plutôt épargnés au printemps dernier. Dans ce département d’Occitanie, le nombre de patients en réanimation est ainsi passé de 2 lors de la première vague, à 4 aujourd’hui. “En ville comme à la campagne, tout le monde peut être contaminé”, rappelle tout de même l’Agence de Santé Régionale d’Occitanie dans un communiqué.

L’ARS appelle également la population à faire preuve de vigilance : “L’engagement de nos équipes soignantes doit s’accompagner d’un engagement citoyen plus fort pour respecter les mesures de distanciation et les gestes barrières“, précise-t-elle.

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