Afghanistan : Les talibans rejettent la proposition d'Emmanuel Macron quant à la création d'une "safe zone" à Kaboul

Les talibans semblent totalement opposés au projet d’une safe zone qui doit être discuté aujourd’hui au Conseil de sécurité des Nations unies.

Ce lundi, les cinq membres permanents (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni) du Conseil de sécurité doivent se réunir au sujet de la crise en Afghanistan. La semaine dernière, les talibans auraient tenté d’empêcher les évacuations alors que celles-ci devaient se terminer le 31 août suite à un accord entre le nouveau gouvernement afghan et les États-Unis. Pour faire face à ces tensions, Londres et Paris ont alors élaboré un “projet de résolution” afin de définir une zone sûre – dite “safe zone” – à Kaboul en vue de “continuer les opérations humanitaires “, a expliqué Emmanuel Macron au Journal du Dimanche. “C’est très important. Cela donnerait un cadre des Nations unies pour agir dans l’urgence, et cela permettra surtout de mettre chacun devant ses responsabilités et à la communauté internationale de maintenir une pression sur les talibans”, a-t-il ajouté. Une volonté qui ne convient pas aux talibans…

Une “safe zone” à Kaboul “n’est pas nécessaire” répondent les talibans à Emmanuel Macron Document exclusif @valeriecrova @GallinaroG @int3rnationalRF via @franceinter https://t.co/H6mpCkfskP

Selon le porte-parole des talibans Suhail Shaheen, la mise en place d’une safe zone “n’est pas nécessaire”. “L’Afghanistan est un pays indépendant. Peut-on créer une telle zone en France ou au Royaume-Uni ?” a-t-il demandé lors d’une interview à la Rédaction Internationale de Radio France. D’après les talibans, “chaque Afghan pourra de toute façon, après le 31 août, voyager à l’étranger s’il le souhaite”, et ce, avec des vols commerciaux qui seront d’après eux ouverts au plus vite. “Pour que tout redevienne normal il faut absolument que l’aéroport de Kaboul fonctionne. Nous sommes favorables à ce qu’il y ait un accord avec certains pays qui nous aideront à le faire fonctionner”, a ajouté Suhail Shaheen. Des déclarations qui ne rassurent pas pour autant les citoyens afghans qui souhaitent encore partir du pays suite à la prise du pouvoir par les talibans le week-end du 15 août.

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