VIDEO – « Je suis café-théâtre » : François Hollande fier de ses petites blagues

Réputé pour ses boutades, François Hollande a toujours nourri un humour proche du “café-théâtre”, comme il le révélait au cours d’une interview rediffusée dans l’émission Petites phrases, grandes conséquences, le 15 février dernier.

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  1. François Hollande

François Hollande ne s’en est jamais caché. L’ancien président de la République aime faire des petites boutades. Des traits d’humour pour lesquels il a remporté en 2017 le grand prix de l’humour politique, remis par le Press Club de France. Je prends conscience qu’un hommage m’est rendu, il était temps. Ce n’est pas forcément l’abondance des hommages qui justifie qu’on les néglige, déclarait-il avec malice au moment de recevoir la récompense. Car l’ex-chef de l’Etat n’a plus à construire sa réputation de blagueur, déjà bien installée. Plus jeune, l’auteur de bons mots se gargarisait déjà de ses petits blagues.

“Moi, j’ai été dans le même lycée que Clavier et Jugnot, j’ai gardé une fidélité à ce comique-là. Je suis café-théâtre si vous voulez, avouait-il au détour d’une interview, retransmise dans l’émission Petites phrases, grandes conséquences, diffusée le 15 février dernier, sur LCP. Est-ce un trait d’humour mal interprété qui aurait mené François Hollande au scandale des “sans-dents” ? Lors de la sortie de son brûlot, Merci pour ce moment, en 2014, Valérie Trierweiler révélait que le chef de l’Etat avait utilisé une expression dégradante pour qualifier les personnes précaires : “les sans-dents”. Des mots qui avaient fait scandale à l’époque.

Moins de traits d’humour pendant sa mandature

Des risques de polémiques, qui ont modifié le rapport de François Hollande aux facéties publiques. “Il est très frappant de constater que, pendant sa mandature, François Hollande a limité considérablement sa propension aux mots d’esprit et à l’humour. Parce que le propre d’un mot d’esprit est d’être ambigu. C’est justement le jeu sur une ambiguïté qui permet de jouer sur le contexte et si on change le contexte, il peut devenir catastrophique”, analyse le sémiologue Denis Berntrand, dans le documentaire de LCP.

Pas toujours compris, François Hollande a souvent dû expliquer le sens de ses paroles, à l’instar de celle prononcée le 11 novembre 2019 à Emmanuel Macron. Ça va ? C’est pas trop dur en ce moment ?, avait demandé l’ex-président socialiste. Une question qui a été vue comme un propos ironique, alors qu’en réalité, François Hollande s’inquiétait des nombreuses crises auxquelles devaient faire face son successeur. “Ce que je voulais dire à travers cette phrase, c’est qu’un président, quel qu’il soit, ne peut pas réussir seul. Face à autant de crises, il faut qu’il appelle les représentants du pays, majorité comme opposition, les élus locaux, les forces syndicales… parce que c’est trop difficile, seul, d’assumer autant de responsabilités”, avait dû expliquer François Hollande, sur le plateau de 6 à la Maison, en novembre dernier.

Crédits photos : Capture d’écran – LCP

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