Patrick Sébastien, enfant “bâtard” et “non voulu”, raconte sa conception

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Dans Sans chaînes, livre d’entretiens avec Patrick Sébastien de Marc Dolisi et François Darmigny à paraître le 31 octobre 2019 aux éditions Hugo, le roi de la télévision raconte la tragédie de sa conception.

A 65 ans, Patrick Sébastien a décidé de se raconter, sans filtre. De parler de sa vie “sans chaînes.” Sans chaînes, c’est justement le titre du livre d’entretiens signé Marc Dolisi et François Darmigny, à paraître le 31 octobre 2019 aux éditions Hugo et par le biais duquel le roi de la télévision a choisi de se livrer. Naissance, consécration sur le petit écran, décennies sur le service public, éviction de France Télévisions… jusqu’à la sortie de son album de chansons à textes, Entre nous, prévue pour novembre : Patrick Sébastien n’omet rien, ou presque. Il va même jusqu’à raconter dans les moindres détails l’histoire de sa conception aux deux journalistes. Comment il est né après une “erreur”, comment sa mère, qui n’avait pu avorter, a été maltraitée et jugée à la maternité avant d’être jugée par ses voisins et par les siens, comment il a vécu l’absence de son père.

“Par quoi commencer ? Conception. Généalogie. Origine. Identité. Des mots idéaux pour celui qui, de l’enfance jusqu’à aujourd’hui, se considère comme un bâtard. Une dénomination dont la plupart auraient honte, mais dont il est fier”, peut-on lire dans Sans chaînes, que Femme Actuelle a pu se procurer avant sa publication. “Devant nous, Patrick Sébastien, né Boutot de mère connue et de père qui préféra ne pas l’être, déroule le fil sensible de son enfance. Il savoure pleinement aujourd’hui que sa conception fût le fruit du hasard; à cette époque, pour ne pas faire d’enfant, les garçons se retiraient du ventre des filles comme on saute du train en marche avant qu’il n’arrive à son terminus de gare.”

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Marc Dolisi et François Darmigny poursuivent :Cette contraception par l’évitement, le pas, voire le saut, en arrière, ne marchait pas à tous les coups. Surtout si, pour une raison liée au bouillonnement du trop-plein de sang et de sève chez les jeunes gens fouettés par l’air du printemps naissant sous le chapiteau du ciel, vous prend soudain l’idée, l’envie incompressible, de remonter dans le train en marche en pensant, à tort, vous être détesté de l’intégralité de votre bagage. Le peu qu’il en reste peut largement suffire pour accomplir la nature. Ce que fit, dans le cas qui nous occupe, le jeune homme, trop pressé et fier, sans doute, d’y retourner, et qui se montrera, neuf mois plus tard, moins pressé et moins fier.”

65 ans plus tard, Patrick Sébastien décrit les événements avec une certaine admiration pour sa maman. Les journalistes enchaînent : Pour Andrée, sa mère, Patrick sera le fruit d’un heureux hasard. La désertion en rase campagne de son géniteur de la dissuada pas de garder l’enfant; en ce temps, les faiseuses d’ange évitaient aux filles la disgrâce des filles mères. Elle s’épargna, ainsi qu’au foetus, l’aiguille à tricoter, lui préférant les piques dont les notables du coin ne manqueraient pas de la larder pour châtiment de son crime.” Et de conclure : “En 1953, quand il vient au monde en enfant non voulu par sa mère mais désiré par elle, le village [Juillac, ndlr.] compte mille six cent et quelques âmes […] J’étais le mouton noir, le vilain petit canard, et ma mère était considérée comme une fille volage. Sa seule faute : que son histoire d’amour tourne mal.”

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