Nicolas Sarkozy, ce jour où il a voulu devenir président “comme Louis de Funès dans Le Grand Restaurant”

Les médias n’ont pas attendu que Nicolas Sarkozy soit élu président de la République le 6 mai 2007 pour se délecter de ses petites phrases. L’une d’entre elles, lâchée quatre mois avant sa prise de fonction, lui vaudra d’être comparé à Louis de Funès pendant des années…

Nicolas Sarkozy, qui a toujours affectionné les petites phrases choc, a aussi usé et abusé d’un langage imagé. En février 2007, trois mois avant son élection à la présidence de la République, alors qu’il se prélassait au bord de la piscine d’un palace de la Réunion, il a accordé une interview au Parisien. Interrogé sur ses ambitions et sur ses actions au cas où il serait élu, le futur président a répondu tout de go : “Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore.” Selon le quotidien, Nicolas Sarkozy “était d’humeur rigolarde” et plaisantait évidemment.

Lorsque l’époux de Carla bruni a lâché cette phrase, il ne savait pas qu’elle se retournerait contre lui. Des années plus tard, en 2014, alors que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé s’affrontaient pour les primaires de l’UMP, la guerre était déclarée entre les Sarkozystes et les Juppéistes. Ces derniers s’en donnaient à cœur joie en ce qui concernait les surnoms attribués à Nicolas Sarkozy. Selon le magazine Challenges, un Juppéiste aurait déclaré à l’époque : “Si les juges n’en rajoutent pas et pour peu qu’il multiplie les shows pathétiques Sarkozy ne va cesser de s’effriter. C’est comme Louis de Funès dans La grande vadrouille, au bout d’un moment, les grimaces, ça lasse…”

Outre ces réflexions assassines auquel le monde politique nous a habitués, d’autres ont comparé Nicolas Sarkozy à Louis de Funès. Comme ce journaliste allemand, Nils Minkmar : “Ses sourcils se lèvent, puis se froncent, les commissures des lèvres s’étirent en un rictus étrange, comme dans une parodie de Louis de Funès”, a-t-il écrit dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung de Francfort en 2014. Une question nous titille : aujourd’hui retiré de la vie politique, qu’en pense l’intéressé ?

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