Georges Tron condamné pour viol et agression sexuelle en réunion continue d'être maire… depuis sa prison

C’est depuis sa prison que Georges Tron continue d’exercer sa fonction de maire de Draveil (Essonne). Condamné en appel à cinq ans de prison pour viol et agression sexuelle, il attend que son pourvoi soit examiné par la Cour de cassation.

  • Georges Tron

Le mercredi 17 février 2021, Georges Tron a été condamné en appel à 5 ans de prison, dont 3 ferme, pour viol et agression sexuelle en réunion sur Virginie Ettel, une ancienne collaboratrice. Les faits auraient eu lieu à deux reprises en novembre 2009, puis en janvier 2010. Pourtant, l’ex-secrétaire d’État est toujours maire de Draveil (Essonne, en région Île-de-France) et ce, alors qu’il est derrière les barreaux. C’est donc depuis sa cellule qu’il continue d’administrer sa ville. Et pour cause. Pourvu en cassation – le dernier recours possible dans une affaire judiciaire – Georges Tron a le droit de continuer à exercer ses fonctions. Ainsi, avant le début des débats sur l’orientation budgétaire de la ville qui s’est tenu le mercredi 22 avril 2021, son adjoint Richard Priva a lu un Courier du maire. “Je vous invite avec toute ma détermination à faire en sorte que même avec la crise, nous continuions à faire grandir la ville”, a-t-il commencé. “Vous venez de faire une présentation du budget par le maire depuis sa prison ? Vous prenez la défense de celui qui a été condamné”, s’est offusqué l’élu François Damerval. Et il n’est pas le seul a être agacé.

Georges Tron refuse de démissionner

Face à cette situation, l’opposition et des associations féministes ont déploré son “omniprésence” à la tête de la mairie, alors qu’il est incarcéré. “Cela me révolte de voir l’image de cette ville associée au fait que l’on ait un maire en prison. C’est un élu qui se croit au-dessus des lois, qui abuse de son pouvoir“, a regretté une militante auprès de FranceInfo. Pour autant, Georges Tron refuse de quitter le poste qu’il occupe depuis près de 25 ans. Ainsi, sur la pétition en ligne demandant au Conseil des ministres de le révoquer de son mandat, on peut lire : “Si ce refus de démissionner n’a rien d’étonnant, son mandat de maire peut lui être retiré par décret en conseil des ministres, raison pour laquelle Osez Le Féminisme ! et l’AVFT (qui demande de longue date la révocation des élus qui ont commis des violences sexuelles) ont interpellé le président de la République et le Premier ministre par lettres du 3 mars 2021″. Depuis sa mise en ligne en février 2021, celle-ci a été signée près de 35 000 signatures sur 50 000.

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