Emmanuel Macron giflé : que signifie "Montjoie ! Saint-Denis !" crié par l’agresseur ?

Alors qu’il allait saluer la foule, Emmanuel Macron a été giflé par un homme, mardi 8 juin 2021, à Tain-L’Hermitage, dans la Drôme. Celui-ci scandait “Montjoie ! Saint-Denis ! À bas la macronie“, une expression qui a un véritable sens…

  • Emmanuel Macron

Personne ne s’y attendait. Mardi 8 juin 2021 dans l’après-midi, alors qu’il était en déplacement à Tain-L’Hermitage, dans la Drôme, Emmanuel Macron a été agressé par un homme. Dans la foule, l’agresseur avait attendu que le président s’approche des personnes massées devant le lycée hôtelier où il était en visite, pour faire mine de lui serrer la main. Il l’a alors agrippé d’un coup par le bras, pour tenter de violemment le gifler en criant “Montjoie ! Saint-Denis ! À bas la macronie !” Le président s’est vivement détourné et son équipe de sécurité l’a immédiatement tiré loin de la foule. L’agresseur et un acolyte à lui ont été arrêtés, l’agresseur risque jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. En fin de journée, Emmanuel Macron a dénoncé auprès du Dauphiné la gifle qu’il a reçue comme étant des faits “isolés” d'”individus ultraviolents“. Justement, d’où vient le slogan scandé par l’agresseur, “Montjoie ! Saint-Denis !” ? Celle-ci a plusieurs significations, mais toutes ramènent vers un cri de guerre hérité du royaume de France… De quoi relier l’agresseur à la mouvance royaliste.

Un cri de ralliement de guerre

Montjoie, Saint-Denis” était ainsi un cri de guerre médiéval, scandé par les chevaliers, et particulièrement au temps des Capétiens. L’origine de cette expression est floue, comme le souligne Libération. Elle se trouverait dans la bannière du roi Charlemagne, l’oriflamme, gardée dans l’abbaye de Saint-Denis et également appelée “Montjoie”. Ainsi, ce cri de guerre évoquerait à la fois la bannière, “Montjoie”, et l’abbaye “Saint-Denis”, que les rois capétiens invoquaient pour sa protection lors des affrontements. Avant les batailles, les chevaliers se rassemblaient ainsi derrière cette bannière, pour invoquer le Saint-Patron et demander sa protection. Ce cri serait ainsi un signe de ralliement autour du royaume de France utilisé par les chevaliers de France à l’époque… mais aussi plus récemment.

Il faut en effet souligner que l’expression a souvent été utilisée dernièrement par des groupuscules d’extrême droite. En avril 2018, un homme politique avait déjà été agressé avec ce cri : il s’agit du député de La France insoumise Eric Cocquerel. Une action alors revendiquée sur Twitter par le groupuscule royaliste d’extrême droite.

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