César : la direction de l'Académie annonce sa démission

À deux semaines de la 45ème cérémonie des César, l’Académie a annoncé par communiqué la démission complète de la direction.

Après la tribune contestataire dénonçant “l’opacité de la gestion de l’académie”, publiée dans Le Monde et signée par plus de 200 personnalités du 7ème art, l’Académie des Arts et techniques avait diffusé un communiqué proclamant “des mesures à venir pour la modernisation des César”. Il semblerait que les choses se soient accélérées puisque l’Académie a annoncé le jeudi 13 février au soir par un communiqué via l’AFP la démission collective de la direction :

“Pour honorer celles et ceux qui ont fait le cinéma en 2019, pour retrouver la sérénité et faire que la fête du cinéma reste une fête, le Conseil d’Administration de l’Association pour la Promotion du Cinéma (Académie des Arts et Technique du Cinéma) a pris la décision à l’unanimité de démissionner. Cette démission collective permettra de procéder au renouvellement complet de l’Association. L’Assemblée Générale qui se réunira après la Cérémonie du 28 février 2020 pourra élire une nouvelle direction pour préparer ainsi, sous l’égide du CNC, les modifications des statuts fondateurs de l’Association pour la Promotion du Cinéma, et mettre en œuvre les mesures de modernisation annoncées”.

Une décision saluée

Cette décision de la direction de l’Académie, présidée par Alain Terzian, intervient dans un contexte plus que compliqué cette année alors qu’un boycott de Roman Polanski, et son film J’accuse nommé 12 fois aux César, a été réclamé par des associations féministes et que l’ensemble de la profession semble être cristallisé depuis plusieurs années.

L’actrice Marina Foïs, qui fait partie des signataires de la tribune a exprimé sa satisfaction sur France Info : “C’est très très agréable d’être entendu et puis c’est assez inédit une réponse aussi rapide”. La décision de la direction de l’Académie va-t-elle dans le sens d’un renouveau complet ? C’est en tout cas le souhait de la comédienne : “Cela va être l’occasion de réécrire ces statuts qui semblent complètement obsolètes. Notre demande est imparable, parce que ce que l’on attend, c’est plus de démocratie, de transparence, de mixité et la parité, c’est des demandes auxquelles il est largement temps de répondre”.

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