"Angélique": les films qui ont immortalisé le couple Robert Hossein – Michèle Mercier

Joffrey de Peyrac n’est plus. Son interprète, l’acteur et metteur en scène Robert Hossein, est mort le 31 décembre à 93 ans. Il avait marqué des générations de spectateurs dans Angélique, marquise des Anges, saga cinématographique des années 60 au succès planétaire. Il formait le mythique couple de cape et d’épée avec Michèle Mercier.

La saga raconte les amours contrariées, sous Louis XIV, d’Angélique de Sancé de Monteloup (Michèle Mercier), fille d’un hobereau du Poitou, mariée à 17 ans au riche comte Joffrey de Peyrac (Robert Hossein), plus âgé qu’elle, balafré et boiteux, mais si ténébreux.

Après Angélique, marquise des Anges, en 1964, suivront quatre nouvelles aventures du couple maudit : Merveilleuse Angélique (1965), où apparaît Jean-Louis Trintignant, Angélique et le Roy (1966), avec Sami Frey, Indomptable Angélique (1967) et enfin Angélique et le Sultan, qui clôt la série en 1968. Si la saga élève Robert Hossein comme Michèle Mercier au rang de sex-symbols, elle sera au final plus lourde à porter pour l’actrice, qui n’arrivera pas à se débarrasser de cet encombrant rôle et demeurera à jamais prisonnière d’Angélique.

Avant les films, des livres à succès

Le mythe s’est toutefois installé et la rediffusion régulière des aventures d’Angélique sur le petit écran attire chaque fois des millions de téléspectateurs. Robert Hossein l’adapte, 30 ans plus tard en 1995, en comédie musicale au Palais des Sports avec l’actrice Cécile Bois.

Mais, avant d’être un immense succès cinématographique, Angélique est d’abord l’une des plus belles réussites éditoriales de tous les temps. En 1952, la romancière Anne Golon (1921-2017), inspirée par Margaret Mitchell et son Autant en emporte le vent, se lance avec son époux Serge dans l’écriture de cette saga romanesque, qui comprendra 13 opus, traduits en une trentaine de langues et vendus à une centaine de millions d’exemplaires à travers le monde. L’écrivaine avait peu goûté l’adaptation au cinéma de son roman, qualifiant de “misogynes” ces films où Angélique est, selon elle, dépeinte, en “petite putain” ou en femme “niaise“.

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