1 Heure avec… Claude Dartois : "Ma femme a tiqué quand je suis reparti à Koh-Lanta !"

Remportera-t-il enfin Koh-Lanta ? Pour le savoir, il faudra regarder la saison anniversaire sur TF1. Mais l’aventurier a déjà tout gagné, lui à qui un hors-série de Télé 7 Jours est entièrement consacré.

Public : Parlez-nous un peu de ce magazine ! Qu’est-ce que cela fait d’avoir son propre hors-série ?

Claude Dartois : Pour tout vous dire, j’avais toujours refusé les propositions de ce genre. Quand on me suggérait d’écrire un livre par exemple, je ne me sentais pas légitime. Mais je me suis dit que ce numéro laisserait une trace, et que ce serait sympa d’avoir une sorte de best of de mes aventures.

Vous vous livrez beaucoup sur votre vie, votre enfance et votre rôle de père. C’était compliqué, pour vous qui êtes pudique ?

Quand ça me concerne personnellement, je n’ai pas de mal à me confier. C’est lorsqu’il s’agit de mes proches, de mes enfants, que c’est plus délicat. Mais tout s’est fait naturellement. Je n’ai rien caché.

Les futurs candidats y trouveront des conseils de survie. Vous vous préparez beaucoup avant vos aventures ?

Assez peu, mais j’ai progressé au fil de mes Koh-Lanta. J’ai appris sur le tas, et en regardant des aventuriers plus aguerris. J’ai un côté buvard : j’aime observer et reproduire !

Et psychologiquement, vous vous mettez dans une bulle avant le départ ?

Non. Je commence à me focaliser quand je suis complètement coupé de mon entourage, sans téléphone.

Ce 4e Koh-Lanta, c’est votre revanche, pour enfin gagner ?

Non, je n’ai jamais été revanchard. Je pars dans l’optique de donner le maximum et de prendre du plaisir à me dépasser, à combattre. Dans le jeu, je suis en compétition avec moi-même, plus qu’avec les autres.

Qu’est-ce qui vous effraie ? La faim ?

Non. Tant qu’il y a de la noix de coco, moi, ça me va. Ce qui me ferait peur serait de rentrer avec des regrets. C’est pour cela qu’il faut vraiment s’investir sur place.

Vous avez enchaîné vos deux dernières saisons en un an. Ce n’est pas dur physiquement ?

Si, même si j’avais retrouvé ma forme en quatre ou cinq mois. Mais c’était plus difficile au niveau du mental : j’avais l’impression de n’avoir jamais quitté l’île. Du coup, il peut y avoir moins d’envie, car je n’ai pas réellement eu le temps du manque, de la frustration. Mais je me suis vite remotivé.

“À l’école, je me bagarrais tout le temps”

Vous êtes entouré de Laurent Maistret ou Teheiura Teahui. Comment affronte-t-on des potes ?

C’est toute la nouveauté ! Est-ce qu’on privilégie l’affectif, la stratégie, le dépassement ? C’est parfois compliqué.

Être la référence de jeunes candidats, comme Sam Haliti, ça fait quoi ?

Ça fait plaisir, mais c’est gênant !(Rires.)

Petit, quels étaient vos modèles ?

J’adorais Ayrton Senna et Michael Jordan, pour leur sportivité.

“La mort de ma mère m’a fait grandir trop vite”

À l’école, vous n’étiez pas très baraqué. C’est par le sport que vous vouliez vous imposer ?

C’est vrai que je n’étais pas impressionnant physiquement ! On m’appelait “le petit Claude”. Ce qui ne m’empêchait pas d’être assez turbulent. Je me bagarrais tout le temps. Mais faire beaucoup de sport – du karaté, du foot, de l’escalade, du rugby… – m’a émancipé : c’était une manière de prendre confiance.

 

Le décès de votre mère alors que vous aviez 9 ans, vous a aussi forcé à être débrouillard ?

Oui, clairement. Ma grande sœur est partie vivre chez ma tante, et je suis resté avec mon père qui travaillait beaucoup. Je n’avais pas de comptes à rendre : quand je ne rentrais pas un soir, il n’appelait pas la police ! Si ma maman n’était pas décédée, j’aurais été plus protégé. J’ai pris des risques, des décisions par moi-même : cela m’a fait grandir. Un peu trop vite parfois… Mais j’ai une bonne étoile.

 Koh-Lanta, vous le faites pour qui ? Vos deux fils ?

Non, pour moi. Je suis égoïste là-dessus ! Je sais que mon absence peut être difficile pour mes proches. C’est pour ça que je n’ai jamais voulu trop avoir de nouvelles, de courriers… Je préfère être dans l’aventure, concentré. Même en 2019, quand on m’a annoncé sur L’Île des hérosque ma femme attendait notre deuxième enfant, j’ai réussi à me reconnecter. Je sais que je pars un certain nombre de jours : l’arrivée de la course, c’est à la fin des jours !

L’an dernier, votre fils aîné, Andréa, était pour Teheiura plus que pour vous ! Et cette fois ?

On verra ! Pour la première, le 24 août, j’ai regardé l’émission avec lui : j’étais à Chamonix avec mes fils.

Que feriez-vous des 100 000 euros ?

J’offrirai plus de confort à ma famille : une maison avec jardin pour mes fils, plutôt qu’un appart sans balcon, dans lequel ils partagent une chambre.

Votre compagne, Virginie, a tiqué en apprenant que vous repartiez ?

Forcément ! Mais elle l’accepte. Elle sait que j’avais envie de le faire. Et cette fois, c’est la dernière !

Vraiment ? (Rires.)

Il ne faut jamais dire jamais… Mais à 42 ans, je vais peut-être passer à autre chose.

L’an dernier, vous aviez reçu pas mal de demandes en mariage. Ça ne la stresse pas, la Claudemania ?

Non, elle est assez tranquille avec ça. Elle sait que je suis carré !

Dates clés

1. 26 juin 1979

Naissance à Aubervilliers. Il grandit dans le 19e arrondissement de Paris, loin des plages deKoh-Lanta.Sa vie bascule en 1988 lorsque sa mère décède d’un cancer.

2. 17 septembre 2010

Les spectateurs de TF1 découvrent le chauffeur de maître au Viêtnam. Très vite, il impressionne par ses performances sportives et son sens de la stratégie.

3. Octobre 2010

Il tombe amoureux de Virginie, une prof d’économie et de gestion. Onze ans plus tard, les parents d’Andréa et Marceau sont toujours aussi amoureux.

4. 26 août 2021

Sortie de son hors-série Télé 7 Jours. Retour sur son parcours, conseils sportifs, interviews de ses proches… Un magazine à ne pas louper pour les fans de Claude, comme de Koh-Lanta !

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Propos recueillis par Maëlle Brun 

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