Sur "Acca", la chanteuse Ala.ni conjugue soul et dépouillement

Un pot de confiture, une table de jardin, une cuisse, un beatboxer et bien sûr sa voix modulable à souhait, tout vient de là. Tout ou presque, car sur cette promesse d’a cappella, Ala.ni a finalement rajouté ça et là quelques cordes ou une basse mais tout l’esprit de ce disque est respecté ; il s’en dégage une impression d’intimité émouvante, de simplicité déroutante.

Il y a trois ans, le monde découvrait la jeune Londonienne, indépendante et pleine d’énergie avec son premier album, You and I. Elle est aujourd’hui signée en major – chez Sony Music via le label A+LSO – et s’est payée le luxe de ne faire que ce qu’elle voulait, en l’occurrence voyager et enregistrer, de Barcelone au Mexique, de Los Angeles en Sardaigne. Elle l’affiche clairement : “Je cherche juste à utiliser ce qui sonnerait bien dans une pièce, ce sentiment que j’ai quand je frappe sur quelque chose, c’est tout ce que j’ai“.

Pour les chansons, il y a une norme : 3’30, le refrain qui arrive après trente secondes, bref c’est une formule pour les radios mais moi, pour créer, je dois me faire la promesse qu’il n’y aura aucune règleAla.ni

Ala.ni peut tout chanter, de la folk au jazz, sa voix est évidemment ce qui ressort en premier. La sienne et celle d’un certain Iggy Pop, qu’elle s’est permis de faire chanter, en français, sur l’un des morceaux (Le Diplomate) les plus étonnants de ce disque magnifique.

Ala.ni, la musique sans artifices–‘—-‘–

Ala.ni, Acca (A+LSO/Sony Music). Album disponible. En concert le 6 septembre à Paris, dans le cadre de Jazz à la Villette.

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