Test FIFA 21 : Révolution ou transition ? Notre verdict !

Nous avons pu tester ardemment FIFA 21 ces derniers jours, afin de voir si ce nouvel opus représentait une révolution ou non pour l’une des franchises les plus célèbres du jeu vidéo. 

Cette année, EA Sports avait pris la décision de ne pas proposer de démo pour FIFA 21 afin de se concentrer sur la version finale. Comme nous sommes des petits chanceux, nous avons quand même pu tester le jeu entier ces derniers jours, et voici ce que l’on en retient. Pour les côtés positifs, il est agréable de constater que EA a vraiment apporté un vent de fraîcheur sur la plupart des modes de jeux, tout en nous concoctant de nouvelles variantes de gameplay. Nous pouvons commencer par les dribbles fins, qui permettent de mystifier les adversaires grâce à un jeu de jambes et de feintes lorsqu’on se retrouve coincé le long de la touche notamment. Au-delà d’être efficaces, ils sont agréables à regarder tellement la gestuelle des joueurs est fidèle à la réalité.

S’il y a bien quelque chose de frustrant dans un jeu de foot, ce sont les comportements de l’IA lors du déplacement de ses co-équipiers. FIFA 21 apporte la solution grâce aux courses créatives, qui permettent d’orienter la course d’un co-équipier grâce au joystick droit ! Plus fort (et plus difficile) encore : l’appui simultané sur les deux joysticks après une passe permet de prendre le contrôle de deux joueurs simultanément ; celui qui vient de lâcher la balle et qui va faire un appel ainsi que celui qui va lui faire la passe. Terriblement efficace mais pas facile à exécuter dans le feu de l’action, mais l’illustration ultime de la liberté créative qui est offerte aux joueurs. C’est vraiment le meilleur aspect du gameplay !

Vent de fraîcheur sur les modes de jeux

Cette année, le mode Carrière a droit des nouveautés bienvenues. Le progrès des joueurs ainsi que leur forme au quotidien prennent une nouvelle dimension. En effet, il est désormais possible de les entraîner à plusieurs postes pour les rendre polyvalents, mais aussi de travailler leur potentiel en termes de performances dans les moments clés d’une rencontre grâce à l’aptitude Tranchant. Plus un joueur s’entraîne, plus il aura de tranchant et plus il sera efficace. Mais attention, plus il s’entraîne et plus il sera susceptible de voir sa condition physique impactée ! Enfin, on peut voir dans sa compo le moral des joueurs ainsi que leur éventuelle perte de compétences s’ils sont alignés à un poste qui n’est pas le leur. Tout cela renforce clairement l’immersion au sein de son club, que l’on peut d’ailleurs manager sans jouer. Il est en effet possible de regarder une simulation en 2D des matches, tout en gardant la possibilité de chausser les crampons pour prendre le relais sur le terrain à tout moment.

Du côté de FUT, la grosse nouveauté est l’arrivée de la coop, disponible pour Division Rivals et Clashs d’équipes afin de jouer avec ses potes contre d’autres joueurs ou contre l’IA. De plus, il est maintenant possible d’aller bien plus loin dans la customistation de son équipe avec notamment la gestion de son stade, de ses tifos, etc… Enfin, les joueurs récupèrent toute leur endurance à chaque match, supprimant ainsi les éléments de forme. Voulant rendre FUT moins toxique, EA a décidé de raccourcir les célébrations ainsi que les temps morts durant les matches afin de se concentrer sur le jeu et réduire drastiquement les mauvais comportements de certains. Enfin, Volta est de retour avec un gameplay plus varié, de nouveaux terrains et surtout une toute nouvelle histoire ! Ceux qui ont aimé ce mode l’année dernière ne pourront qu’être satisfaits de cette nouvelle mouture.

Des zones d’ombre demeurent

Pour les côtés négatifs, on ne peut que s’émouvoir de constater que les ajouts en matière de gameplay permettant plus de contrôle et affichant un degré de réalisme supérieur à ce qui était fait avant, ne parviennent qu’un très court instant à faire oublier les énormes déséquilibres dont souffre le jeu. Comme lors du précédent opus, il est devenu très difficile de défendre efficacement, alors que les options d’attaque sont toujours plus variées et dévastatrices. Il est donc très courant de se faire littéralement transpercer en deux-trois passes, apportant pas mal de frustration sur certaines situations. Les gardiens se montrent quant à peu assez peu fiables et il est assez rare de se “sentir en sécurité” lors des phases arrêtées. Enfin, on n’est toujours pas fans du système de pénalty qui reste aussi peu agréable car très (trop ?) difficile à appréhender.

Conclusion

Si ce FIFA 21 essaye d’apporter plus de réalisme dans le comportement des joueurs en offrant plus de contrôle et de liberté créative manette en main, il n’atténue pas pour autant son orientation arcade, qui donne l’occasion de vivre des déséquilibres des blocs peu compréhensibles. Malgré tout, les développeurs ont pris soin d’apporter de vraies nouveautés à tous les modes de jeux et ont tout mis en oeuvre pour diminuer la toxicité de FUT, ce qui sera apprécié de tous. Une fois n’est pas coutume, ce nouvel opus de FIFA apporte ce que la majorité des joueurs viennent y chercher, et l’essentiel réside bien là. Malgré tout, on ne peut pas dire qu’il soit une révolution pour la franchise, mais s’apparente plutôt à une mouture corrigée et rafraîchie de son prédécesseur. Reste à voir à quel point la qualité graphique sera upgradée sur next-gen le mois prochain car aucune amélioration n’est à noter de ce côté-là, en tout cas sur la version PS4. Bref, si vous avez aimé FIFA 20, vous aimerez FIFA 21 !

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