Reprise des cours : lycées, "ouverture plus vaste des écoles" le 2 juin ?

Edouard Philippe doit se prononcer ce jeudi à 17h sur la réouverture des lycées. Il a également précisé que les règles sanitaires pourraient être adaptées pour permettre aux écoles d’accueillir plus d’élèves lors de la seconde phase de déconfinement.

  • Rentrée 4e et 3e
  • Ouverture des collèges
  • Les dernières annonces
  • Pédiatres retour à l’école​​
  • Rentrée de septembre
  • Comité scientifique
  • Protocole sanitaire
  • > Température des élèves
  • > Distanciation sociale
  • > 15 élèves par classe
  • > Gestes barrières et hygiène
  • > Qui devra porter un masque ?
  • > Transports scolaires
  • > Activités
  • > Cantines
  • Responsabilité juridique des maires

[Mis à jour le 28 mai à 11h23]. La réouverture des lycées est l’un des points cruciaux qui sera abordé par Edouard Philippe ce jeudi 28 mai à 17h. Le Premier ministre détaillera en effet les modalités de la deuxième phase de déconfinement qui débutera le 2 juin prochain. Ses annonces seront décisives à la fois pour les lycéens qui attendent de savoir si l’oral de français est maintenu, mais également pour tous les parents qui jonglent avec le télétravail et l’école à distance. “Si les indicateurs (sanitaires) restent bien orientés, alors nous pourrons sans doute organiser une ouverture un peu plus vaste des écoles, faire en sorte que les règles sanitaires puissent s’adapter – toujours avec prudence – à ces nouvelles conditions, ce qui permettra d’accueillir plus d’élèves à l’école, de faire en sorte que plus de professeurs reviennent” a-t-il déclaré ce mardi à l’Assemblée nationale. L’objectif : réduire le nombre de parents qui ne peuvent scolariser leurs enfants à partir du 2 juin. Le gouvernement s’est également engagé à trouver une solution pour pallier à la difficulté d’organisation pour les parents et les employeurs contraints de s’adapter en fonction des horaires et jours de scolarisation aléatoires et irréguliers.

Quant à Jean-Michel Blanquer, il devrait s’exprimer ce vendredi sur le maintien ou non de l’oral de français. C’est évidemment en partie dépendant de la réouverture des lycées et puis de l’évaluation que nous pouvons faire de la situation de préparation des élèves”, a précisé Jean-Michel Blanquer sur LCI ce mardi. Le ministre de l’Education estime par ailleurs que 20 à 25% des écoles primaires sont remplies chaque jour. “Ce ne sont pas forcément les mêmes tous les jours, donc c’est plus que la moitié des élèves qui ont retrouvé l’école, mais dans une rotation“, a-t-il précisé. Il espère également que les élèves seront plus nombreux dans les prochains mois. “Je compte beaucoup sur le mois de juin, pour que ce soit un mois plein et entier de rescolarisation” a ajouté le ministre qui encourage les parents réticents à envoyer leurs enfants à l’école. “Imaginer que de mars à septembre, les élèves n’aillent pas à l’école me parait en réalité impensable” estime Jean-Michel Blanquer. Il espère donc une réouverture des lycées et des classes de 4e et 3e dès le 2 juin. 

  • Oral du bac français : l'épreuve sera-t-elle annulée ?

    Le maintien de l'oral de français dépend de la réouverture des lycées à partir du 2 juin. Pour l'heure, Jean-Michel Blanquer consulte les syndicats enseignants, qui réclament tous l'annulation de l'épreuve de Première.

4e et 3e, lycéens : quand pourront-ils reprendre les cours ?

En effet, après la réouverture des crèches, des maternelles et écoles élémentaires le 11 mai, les collégiens ont fait leur retour à l’école à partir du 18 mai pour ceux situés en zone verte. Mais cela ne concernait que les classes de 5e et 6e. Les élèves de 4e et de 3e n’ont toujours pas repris le chemin de l’école, et pour ceux qui passent leur dernière année au collège, ils devront passer le brevet sous forme de contrôle continu, comme pour le baccalauréat 2020. La reprise des lycéens est également décalée. “Nous déciderons fin mai si nous ouvrons les lycées en commençant par les lycées professionnels début juin“, avait précisé Edouard Philippe le 28 avril dernier. Si les départements se maintiennent verts les trois prochaines semaines, “nous pourrons, au début du mois de juin, envisager une nouvelle étape de déconfinement avec l’ouverture des lycées” avait-il affirmé. De son côté, Valérie Pécresse s’était dite favorable à une ouverture des lycées début juin. “On est en train de nettoyer, de remettre en place, de désinfecter tous les lycées d’île de France. On sera prêt à rouvrir en juin si les autorités sanitaires nous l’autorisent” a-t-elle déclaré sur BFMTV le 18 mai. Ce jeudi, Edouard Philippe pourrait donc se prononcer sur la réouverture des lycées et la reprise des élèves de 4e et 3e. Les élèves de Première seront également fixés cette semaine en ce qui concerne l’oral du bac de français qui est prévu à partir du 26 juin. Jean-Michel Blanquer a affirmé qu’il donnerait une réponse ce vendredi 29 mai.

Rappelons que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas avant l’été”. Les dates des examens et concours de recrutement des professeurs, ainsi que les concours d’accès aux grandes écoles ont été précisées par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

Quels collèges restent fermés ?

Cette carte de France présente les départements situés dans les zones rouges et vertes. Les collèges placés dans une zone rouge n’ont pas pu ouvrir le 18 mai. Pour l’instant, ce sont les classes de 6e et de 5e qui sont concernées, et seuls les établissements scolaires situés en zone verte peuvent ouvrir. Le gouvernement devrait présenter une nouvelle carte précisant quels départements sont placés en zone verte. Rappelons que le masque est obligatoire dès le collège pour protéger les élèves contre le coronavirus. 

Les dernières infos sur la reprise des cours

  • Le gouvernement espère rouvrir davantage d’écoles pour cette deuxième phase de déconfinement. A partir de début juin, les établissements scolaires ainsi que les collèges ayant ouvert en zone verte devraient accueillir plus d’élèves.
  • Edouard Philippe annoncera ce jeudi à 17 heures si une réouverture des lycées est possible à partir du 2 juin.
  • Le ministre de l’Education, qui consulte les représentants des lycéens de France, annoncera ce vendredi si l’oral du bac français est maintenu ou si l’épreuve sera transformée sous forme de contrôle continu. Mais les syndicats réclament l’annulation du bac oral de français. 
  • Sur LCI, Jean-Michel Blanquer a rappelé que “des vacances buissonnières” allaient être proposées aux élèves cet été dans le cadre des vacances apprenantes. L’été 2020 et la rentrée 2020 seront spéciaux. Il faut tenir compte de ce que nous avons vécu et faire évoluer notre système. Je pense au sport, à la culture, au numérique”.
  • A Marseille, les petites sections de maternelle feront leur rentrée en septembre. “Face à la difficulté à respecter les recommandations sanitaires pour les tout jeunes enfants, la ville de Marseille a souhaité reporter la rentrée des toutes petites et petites sections de maternelle en septembre” a annoncé  le maire de la ville dans un communiqué du 25 mai.
  • A Toulouse, l’école maternelle Ernest-Renan a dû fermer ce lundi 25 mai suite à un cas positif au Covid-19 chez une Atsem.
  • Prime à l’éducation nationale. Près de 65.000 personnels de l’Education nationale (enseignants volontaires, infirmiers scolaires, personnel administratif) vont bénéficier d’une prime exceptionnelle pour leur mobilisation durant la période de confinement, notamment pour ceux qui ont accueillis les enfants du personnel soignant. Le montant varie de 330 euros à 1.000 euros en fonction du nombre de jours.
  • Dans l’Aude, deux écoles primaires de Quillan ont fermé après deux cas de Covid-19 chez des mamans d’élèves. 
  • Que faire si les gestes barrières ne sont pas respectés à l’école ? “Nous avons prévu éventuellement une éviction temporaire de l’école si les gestes n’étaient pas respectés volontairement“, a déclaré sur franceinfo, Audrey Chanonat, membre du SNPDEN et chef d’établissement d’un collège à La Rochelle. Mais la priorité reste avant tout éducative plus que punitive.
  • “Eté pro” : pendant les grandes vacances, les lycées professionnels accueilleront les enfants qui ne seront pas partis, pour leur proposer des activités, a annoncé Jean-Michel Blanquer sur RTL ce lundi 18 mai.
  • 70 cas de Covid-19. Depuis le retour à l’école le 12 mai dernier, 70 cas de Covid-19 ont été détectés dans les 40000 écoles ayant été ouvertes. “Presque à chaque fois ce sont des cas qui se déclarent en dehors de l’école, comme dans les exemples récents donnés à propos des abattoirs”, a précisé le ministre. Selon lui, ces cas inévitables restent minoritaires, mais il rappelle que “le fait que l’on ferme, c’est l‘application du protocole sanitaire strict“.
  • Ainsi, plus de 50 écoles ont fermé leurs portes après une suspicion de cas de Covid-19 ou de cas avérés selon Europe 1. Parmi les établissements concernés : plusieurs écoles situés dans le Loir-et-Cher, le Cher, le Loiret et l’Indre-et-Loire, l’école de Calan, dans le Morbihan, ainsi qu’une école située en Dordogne. Enfin, au nord de Toulouse, une école a été fermée la semaine dernière après la découverte d’un cas de Covid-19 chez les Atsem.
  • Fermetures d'écoles : quelles mesures en cas de Covid-19 ?

    De nombreux établissements scolaires ont fermé leurs portes quelques jours après leur réouverture. Quelles sont les mesures prises en cas de suspicion d'un cas de Covid-19 pour limiter les risques de contamination entre élèves ? Recommandations.

  • 70% des élèves continuent à suivre l’école à la maison et non à l’école.
  • Réouverture des écoles, quel bilan ? Plus de 90% des communes ont ouvert, ça représente 85% des écoles environ. Sur les deux derniers jours, nous pouvons compter près d’1,5 million d’élèves” a précisé Jean-Michel Blanquer sur Public Sénat ce mercredi 13 mai. “Les objectifs qu’on s’était fixés sont remplis dans cette semaine d’amorce, a-t-il déclaré sur TF1 ce 14 mai. Jamais dans l’histoire de l’Education nationale, nous n’avions été devant un tel défi, donc nous devons avancer pas à pas, progressivement. Au cours des prochaines semaines, nous voulons continuer à faire revenir les enfants à l’école, car c’est fondamental. L’école est quelque chose de primordial, notamment pour les enfants les plus jeunes”.
  • La photo d’élèves à Tourcoing fait réagir. Heureux de retrouver leurs camarades de classes, les enfants ont dû s’adapter à de nouvelles règles, mais le plus difficile pour eux reste la distanciation physique. “Les petits ont l’habitude d’être proches les uns des autres, aiment se dire des secrets et pour jouer ensemble comme à Chat par exemple, ils se touchent”, déclare Lisa, institutrice. Les jeux doivent donc se réinventer dans les cours de récréation, comme le préconise le protocole sanitaire. Mais encore peu habitués à cette distanciation, une photo d’élèves placés à distance dans des carrés dans la cour de récré n’a pas manqué de faire réagir les internautes ce mardi 12 mai.
  • “Il y a plus de risques à rester chez soi que d’aller à l’école !” Ce mardi 12 mai, le ministre de l’Education est revenu sur ses propos qui ont fait polémique, en précisant dans C à vous que pendant ces deux mois de confinement, “des enfants ont vécu des violences intra-familiales, n’ont pas mangé à leur faim, d’autres ont commencé à avoir des carences éducatives“. Cette période à donc “creusé les inégalités sociales et les conséquences peuvent être dramatiques”.
  • “Il faut ramener les élèves décrocheurs à l’école”. Cet objectif social est l’une des priorités du gouvernement. “On doit aller les chercher. Les services sociaux, les assistantes sociales et l’ensemble des adultes responsables comme les directeurs d’établissements scolaires doivent aller chercher les enfants décrocheurs”, précise le ministre. Il s’agit d’un enjeu pédagogique, social, mais aussi psychologique et sanitaire.
  • Le ministre de l’Education “souhaite que tous les enfants aient pu retrouver physiquement leur école au moins une fois d’ici à la fin du mois” a-t-il déclaré au Journal du Dimanche. 
  • Faire rentrer les élèves en septembre n’aurait pas été une bonne idée“D’une part, il y aurait certainement eu des phénomènes de sortie des enfants qui peuvent être comparables. D’autre part, les dégâts sociaux et même sanitaires auraient pu être plus importants“, a déclaré le ministre sur Europe 1 ce lundi 11 mai. Violences intra-familiales, besoins alimentaires, décrochage scolaire… Les raisons d’une reprise des cours sont nombreuses pour le gouvernement. “L’école, ce n’est pas quelque chose de secondaire. Il faut être attentif à ne pas faire de dégâts sur une génération entière en la laissant six mois sans école” a-t-il déclaré.
  • Selon Jean-Michel Blanquer, le nombre de décrocheurs a diminué. “Au début du confinement, les enquêtes montraient qu’il y avait 8 à 10% en dehors des radars. Semaine après semaine, nous avons réduit ce chiffre à 4% en moyenne” a-t-il déclaré ce 6 mai à l’Assemblée nationale.
  • Emmanuel Macron souhaite développer la culture dans les écoles en proposant aux intermittents du spectacle d’intervenir au sein des établissements scolaires “une ou deux après-midi par semaine” devant “des petits groupes d’enfants”. “Utilisons cette période où l’école se rouvre différemment pour faire une révolution de l’accès à la culture et à l’art” a lancé le Président le 6 mai, lors de la présentation des mesures destinées au secteur de la culture.
  • 2S2C : qu'est-ce que le dispositif Sport-Santé-Culture-Civisme ?

    Le ministère de l'Education espère faire revenir des milliers d'enfants à l'école. Ces activités organisées par les communes sur le temps scolaire doivent permettre aux enfants de renouer avec l'école et de retisser le lien avec les autres. Explications.

Les pédiatres favorables au retour à l’école

Dans une tribune publiée dans le Quotidien du médecin, des pédiatres plaident pour “une réouverture pragmatique” des écoles. Ils rappellent que les enfants ne sont pas le vecteur principal de l’épidémie et que les symptômes sévères restent exceptionnels.Nous savons aujourd’hui que la quasi-totalité des enfants qui ont été infectés par le Covid-19 l’ont été au contact d’adultes.” Pour les experts, il est essentiel que les enfants puissent retrouver leurs camarades de jeux.Ouvrir les écoles est possible si les adultes accompagnent cette rentrée de manière positive. L’exemplarité doit être sans faute, à commencer par les mesures d’hygiène et les gestes barrières“, précisent-ils. Les pédiatres préviennent également que “les mesures de distanciation excessive (comme la suppression des espaces de jeux, l’interdiction aux enfants de jouer entre eux, ou le refus de consoler un enfant) sont inutiles voire préjudiciables”. Mais en pratique, ces mesures de distanciation “manifestement inapplicables” seraient susceptibles d’entraîner “une anxiété particulièrement néfaste au développement des enfants et générateurs de troubles du comportement potentiellement majeurs. Ces mesures excessives font également perdre sens et engagement au métier exercé auprès des enfants par les assistantes maternelles, les professionnels des crèches et des écoles“. Comme le rappelle Jean-Michel Blanquer, le retour à l’école est aussi indispensable pour venir en aide aux enfants victimes de maltraitance, lutter contre le décrochage scolaire, assurer une protection vaccinale aux élèves et ceux qui sont suivis pour une maladie chronique.

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    Entre enthousiasme, appréhension et colère, parents, enfants et enseignants nous racontent leur rentrée après deux mois d'interruption.

De quelle manière les élèves sont-ils accueillis ?

Comme l’a annoncé le gouvernement, la reprise des cours, sur la base du volontariat, se veut progressive. Depuis le 12 mai, plus d’un million d’élèves ont été accueillis à l’école en France, en commençant par les classes de grandes sections, les CP et CM2. Néanmoins, tous les enfants ne sont pas accueillis en classe puisque certains élèves sont prioritaires : les élèves en situation de handicap, les enfants des personnels soignants, ceux dont les parents n’ont pas de solution de garde, les enfants décrocheurs (environ 4%), mais aussi les parents isolés ou les familles monoparentales. En outre, les classes de CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire Rep et Rep+ étant déjà dédoublées (avec 12 élèves par classe) ont pu reprendre rapidement, tout comme les 60000 élèves des écoles rurales composées de moins de 15 élèves. Dans la majorité des cas, les enfants ne reviennent pas à l’école à temps plein. Selon les établissements scolaires, ils peuvent être accueillis une demie semaine ou une semaine sur deux… 

Les élèves font leur rentrée selon plusieurs situations 

Chaque enfant se retrouve soit à l’école en petits groupes (15 à l’école et 10 à la crèche), soit à l’étude, soit dans des locaux périscolaires, ou à la maison dans le cadre de l’enseignement à distance : à temps partiel ou à  plein temps selon les établissements scolaires. “Ce système se règle localement, nous allons être particulièrement attentifs aux élèves décrocheurs” a précisé Jean-Michel Blanquer. Aussi, les écoles n’ouvriront que si elles respectent le protocole national sanitaire. Concrètement, ce sont les écoles qui déterminent au cas par cas la manière dont les élèves sont accueillis. 

Comment va se passer la rentrée de septembre ?

La rentrée scolaire de septembre sera particulière puisque certains élèves dont les écoles n’ouvrent pas en mai ne se seront pas vu pendant près de cinq mois et que le nombre d’élèves décrocheurs a augmenté durant le confinement. Et comment cela se passera-t-il en cas de seconde vague ? “La rentrée de septembre sera forcément différente de celles que nous avons connues par le passé. On a deux scénarios. Soit le virus n’est plus là et l’on tirera les conséquences de ce qui s’est passé, avec parfois des acquis, sur le progrès des usages numériques, les parcours plus personnalisés et la nécessité de renforcer les élèves qui ont pris du retard. Soit le virus est encore là et nous devrons continuer à travailler de manière particulière” a déclaré Jean-Michel Blanquer au journal Le Figaro ce 1er mai.

  • Rentrée scolaire 2020: "septembre sera un moment décisif"

    La rentrée des classes, prévue le 1er septembre, s'annonce particulière. Si l'épidémie de Covid-19 circule toujours, les écoles pourraient continuer à faire cours en petits groupes. "On doit se préparer à tous les scénarios", a déclaré Jean-Michel Blanquer.

Le Comité scientifique préconisait une rentrée en septembre

Rappelons que les spécialistes du Comité scientifique n’étaient pas vraiment pour une rentrée des classes en mai. Interrogé sur Europe 1 ce dimanche, le professeur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet a déclaré que les membres du Conseil recommandaient la fermeture des établissements scolaires jusqu’à la rentrée de septembre. Jean-François Delfraissy, Président du Conseil scientifique sur le Covid-19, a expliqué sur BFMTV ce 27 avril que “si l’on met des enfants dans une zone confinée comme les écoles, il y a un risque de transmission au sens de la population qui est plus important“. Pour les enfants, rien d’inquiétant selon le scientifique puisqu’ils sont pour la plupart asymptomatiques, rappelle-t-il. Mais en dehors de l’école, dans les familles notamment, “ils peuvent être source d’infection. C’est la raison pour laquelle, d’un point de vue strictement sanitaire, nous avions fait la recommandation de poursuivre la fermeture des écoles“. Néanmoins, compte tenu des enjeux sociétaux, les spécialistes se disent tout de même favorables à ce que cette rentrée progressive se passe “sur la base du volontariat et de non obligation de la part des familles“, avec la possibilité de poursuivre les cours à distance. 

Le protocole sanitaire pour la réouverture des écoles

“Le protocole sanitaire est très strict” reconnaît le ministre de l’Education. “Mais s’il ne l’avait pas été, on nous l’aurait reproché, mais nous sommes tous ensemble pour le faire respecter et aider les communes à le mettre en place”, a-t-il déclaré ce 5 mai.

Le port du masque sera obligatoire dès le collège, les élèves ne seront pas plus de 15 par classe et 10 bébés dans les crèches, les tables des salles de cours devront être espacées d’au moins un mètre… Edouard Philippe avait déjà dévoilé quelques mesures sanitaires lors de l’annonce du plan de déconfinement ce 28 avril. Voici ce que précise le protocole sanitaire transmis aux établissements scolaires par le ministère de l’Education nationale :

Prendre la température des enfants

Les parents devront prendre la température de leur enfant chaque matin avant d’aller à l’école. En cas de symptômes ou de fièvre de plus de 37,8°C, ils devront rester à la maison.

Distanciation sociale à l’école : comment respecter les règles ?

La distanciation sociale d’au moins un mètre doit être respectée dans toute l’école (arrivée et sortie, récréation, couloirs, préau, cantine, toilettes, salle de classe…). “Une classe de 50 m2 doit permettre d’accueillir 16 personnes”, précise le protocole. Il faudra donc respecter environ 4 m2 entre les élèves, exceptés ceux qui ont une table contre un mur ou une fenêtre). Les établissements scolaires pourront également utiliser des panneaux, des flèches ou des couleurs pour faciliter les déplacements et limiter les croisements dans les classes. Enfin, les salles dédiées aux temps de sieste chez les plus petits devront être aménagées de manière à respecter les consignes sanitaires et la distanciation sociale.

Eviter le brassage des élèves : les écoles devront faire en sorte de limiter les croisements des élèves entre classes ou entre niveaux. L’arrivée et le départ pourront se faire progressivement par exemple. Les déplacements des élèves devront être limités et encadrés, les récréations devront s’organiser par groupes de classes en respectant la distanciation. Il est également recommandé de privilégier une arrivée échelonnée par zone ou bâtiments par exemple et de respecter les horaires d’arrivée pour éviter un engorgement à l’entrée de l’école. Les parents et accompagnants, quant à eux, ne pourront entrer dans les établissements.

Combien d’élèves par classe ?

Les élèves ne seront pas plus de 15 par classe, et les crèches ne pourront accueillir plus de 10 bébés au maximum.

Les gestes barrière et mesures d’hygiène

“Les gestes barrière doivent être appliquées en permanence, partout, par tout le monde. Ces sont les mesures de prévention individuelles les plus efficaces actuellement contre la propagation du virus” rappelle le ministère de l’Education. Par conséquent, le lavage des mains devra être effectué dès l’arrivée, avant de rentrer en cours et notamment après les récréations, avant et après chaque passage aux toilettes, après s’être mouché, avoir toussé ou éternué, le soir avant de rentrer à la maison et dès que l’enfant touche des objets potentiellement contaminés. Aussi, les enfants devront éviter de s’échanger leurs crayons, jouets et ballons…

Les salles de classe et autres locaux devront être aérés régulièrement, pendant au moins 10 minutes à chaque fois : le matin avant l’arrivée des élèves, à chaque récréation, pendant le déjeuner, et le soir lors du nettoyage des locaux.

La désinfection des écoles : les salles utilisées devront faire l’objet d’un bionettoyage avant la rentrée des classes. En revanche, les salles restées fermées pendant au moins cinq jours ne représentent pas de risque et un nettoyage de “remise en propreté selon le protocole habituel est suffisant”, précise le ministère.

Qui devra porter des masques à l’école ?

Le port du masque est obligatoire pour les collégiens et lycéens, pour les professionnels de la petite enfance, les enseignants et encadrants “où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées. C’est notamment le cas des personnels intervenant auprès des plus jeunes ou d’élèves à besoins éducatifs particuliers, pendant la circulation au sein de la classe ou de l’établissement, ou encore pendant la récréation”. Deux masques seront fournis pour chaque jour de présence chacun. “Nous fournirons des masques au collégiens qui n’auront pas réussi à s’en procurer, le port du masque étant obligatoire pour les collégiens“, avait précisé Edouard Philippe le 28 avril. 

En maternelle, “le port du masque est à proscrire”. Pour les élèves des écoles élémentaires, “le port du masque n’est pas recommandé mais les enfants peuvent en être équipés s’ils le souhaitent et s’ils sont en mesure de le porter sans risque de mésusage”. Aussi, “il appartiendra aux parents de fournir des masques à leurs enfants lorsqu’ils seront accessibles à l’ensemble de la population“, précise le ministère. Néanmoins, “l’Education nationale mettra à disposition des directeurs d’écoles, des masques pédiatriques pour les cas particuliers, notamment en cas de symptômes” a annoncé le Premier ministre.

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Les transports scolaires

“Les bus scolaires, eux, circuleront à moitié-vides. Les collégiens comme les chauffeurs seront, eux aussi, obligés de porter un masque“.

Les activités sportives et culturelles

Les “jeux de ballons et de contacts” seront interdits. Votre enfant ne pourra donc pas jouer au foot ou faire du judo avec ses camarades de classe. Lors des activités sportives, le matériel ne devra pas être manipulé par les élèves, et les parcours individuels seront privilégiés, comme l’endurance par exemple. En ce qui concerne les activités culturelles, les enseignants devront utiliser du matériel individuel jetable (comme les pots de peinture par exemple) et personnel. Lorsqu’un livre sera consulté par un élève, il devra ensuite être mis au repos pendant cinq jours. Les jeux de mime, les devinettes, qui ne nécessitent pas de toucher des objets ou des surfaces seront donc proposés aux élèves.

Quelles mesures pour les cantines ?

“La cantine de l’école sera en mesure de respecter les règles sanitaires” a déclaré Jean-Michel Blanquer sur BFMTV ce 29 avril. Les enfants pourront donc être accueillis à la cantine en respectant les règles de distanciation sociale, mais dans certains cas, les élèves devront prendre leur repas en classe, comme le recommande le Conseil scientifique. “Cela se décidera école par école“, a précisé le ministre de l’Education. La possibilité pour les enfants de pouvoir déjeuner à l’école est “fondamentale”, a-t-il ajouté. Concrètement, des paniers-repas servis en salle de classe ou des pique-niques en extérieur pourront être organisés selon les établissements scolaires.

  • Les recommandations du Conseil scientifique sur le retour à l'école

    Le Conseil scientifique a livré ses recommandations avec des consignes sanitaires strictes pour permettre la réouverture des écoles à partir du 11 mai.

Les maires sont-ils responsables juridiquement en cas de Covid à l’école ?

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Voir un exemple

316 maires d’Ile de France ont demandé au gouvernement un report de la date de rentrée scolaire, estimant qu’il était difficile d’appliquer le protocole sanitaire d’ici le 11 mai. “Nous apprenons, dix jours avant la date de réouverture des écoles, qu’il appartiendrait aux maires de décider de la réouverture des écoles, et aux parents de décider du retour vers le chemin des classes de leurs enfants” précisent-ils dans La Tribune. Outre les questions organisationnelles, ou encore la disponibilité des enseignants, les maires s’opposent surtout à toute responsabilité juridique dans le cas où un élève serait victime du Covid-19. Il réclamaient notamment que cette responsabilité fasse “l’objet d’un traitement législatif spécifique pour qu’ils bénéficient d’une protection adaptée à ces circonstances exceptionnelles“. Pour Edouard Philippe, la loi Fauchon, qui n’a pas été modifiée depuis 20 ans, ne doit pas empêcher les responsables à prendre des décisions en cette période de crise sanitaire. “Préciser la loi, rappeler la jurisprudence, qui oblige le juge à tenir compte des moyens disponibles et de l’état des connaissances au moment où l’on a agi, ou pas agi, oui. Atténuer la responsabilité, je suis nettement plus réservé” a-t-il déclaré devant le Sénat ce lundi 4 mai.

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