Infarctus, AVC : pourquoi les femmes sont de plus en plus à risque

Les maladies cardiovasculaires représentent l’une des principales causes de décès dans le monde. Selon une récente étude, les femmes seraient de plus en plus à risque, et certains facteurs à surveiller les concerneraient tout particulièrement…

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Plus d’un million de patients sont hospitalisés chaque année pour des problèmes cardiovasculaires. Ces troubles, qui affectent le cœur et les vaisseaux représentent l’une des principales causes de décès en France.

Si les maladies cardiovasculaires sont passées depuis quelques années au deuxième rang des premières causes de mortalité chez les hommes, comme l’indique Santé Publique France, chez la femme, les infarctus ou encore les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent toujours la première cause de décès chez la femme en France.

Et une récente étude suisse vient confirmer ces chiffres, en assurant que les femmes seraient de plus en plus à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires.

Infarctus, AVC : les maladies cardiovasculaires, premières causes de décès chez les femmes en France

Les travaux d’une équipe de chercheurs de l’Université de Zurich, qui ont été présentés lors d’une conférence de l’European Stroke Organisation (ESOC) fin août, révèlent que certains facteurs de risque de crise cardiaque ou d’AVC augmentaient significativement chez les femmes.

Surprenant, les facteurs de risque évoqués par les auteurs ne sont pas les plus fréquents comme l’hypertension artérielle, le diabète ou encore le cholestérol.

S’ils ont constaté que les hommes étaient davantage susceptibles de fumer et de présenter un état d’obésité, les facteurs qui affectent de plus en plus les femmes qu’ils ont identifiées seraient des facteurs de risque dits “non traditionnels”, comme le stress au travail, les troubles du sommeil et la fatigue.

C’est en comparant les données médicales de 22.000 personnes, hommes et femmes, récoltées en 2007, 202 et 2017, que le Docteur Martin Hänsel, neurologue et le Docteur Susanne Wegener, professeure de neurologie à l’Université de Zurich, ont pu observer que ces facteurs de risque “non traditionnels” augmentaient de manière “alarmante” chez les femmes ces dernières années.

Fatigue, stress… Pourquoi ces facteurs de risque de maladies cardiovasculaires concernent de plus en plus les femmes ?

“Notre étude a révélé que les hommes étaient plus susceptibles de fumer et d’être obèses que les femmes, mais ces dernières ont signalé une augmentation plus importante des facteurs de risque non traditionnels pour les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, tels que le stress au travail, les troubles du sommeil et le sentiment de fatigue.”, ont expliqué le Docteur Martin Hänsel et le Docteur Susanne Wegener.

Pour les auteurs, l’augmentation inquiétante de ces facteurs de risque chez les femmes coïnciderait avec le fait que ces dernières sont plus nombreuses à travailler à plein temps depuis 2007.

“Cette augmentation coïncide avec le nombre de femmes qui travaillent à temps plein. Le fait de jongler entre le travail et les responsabilités domestiques ou d’autres aspects socioculturels peut être un facteur, ainsi que les exigences spécifiques des femmes en matière de santé qui peuvent ne pas être prises en compte dans nos vies quotidiennes “occupées””, expliquent les spécialistes.

Source : European Stroke Organisation (ESOC).

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