Harcèlement de rue : Marine Le Pen propose de la prison pour les auteurs, Marlène Schiappa la tacle

Depuis ce matin, Marine Le Pen compte prendre en main le harcèlement de rue, pourtant, en 2018, elle n’avait pas voté la loi contre le harcèlement de rue. Des déclarations qui ont fortement agacé Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté…

Invitée ce matin sur Europe 1, Marine Le Pen a abordé la question des violences sexistes et sexuelles qui “créent un sentiment d’angoisse profond”. Interrogée par la journaliste Sonia Mabrouk, la candidate à l’élection présidentielle a confié vouloir faire du harcèlement de rue à connotation sexuelle un délit passible de prison : “C’est un signal que la société doit prendre très au sérieux”, a-t-elle lancé. De plus, la présidente du Rassemblement national (RN) veut qu’il y ait une circonstance aggravante si ce harcèlement est commis en réunion, ce qui est “souvent le cas”, selon Marine Le Pen. Elle souhaite également que les auteurs soient inscrits au fichier des criminels et délinquants sexuels afin de “suivre ces personnes”. “Je crois beaucoup au caractère dissuasif de la peine”, a-t-elle ajouté. Des déclarations qui n’ont pas manqué de faire réagir Marlène Schiappa.

???? “Je propose de faire du harcèlement de rue un délit, je considère que ce ne sont pas des faits divers mais un signal que la société doit prendre très au sérieux.” #Europe1➡️ https://t.co/b7AyimkIpR pic.twitter.com/2WDNElcQHu

“Je me réjouis de voir que vous vous intéressez à la lutte contre le harcèlement de rue, que nous avons fait voter en 2018”, a écrit Marlène Schiappa sur Twitter. “Vous êtes parlementaire. Pourquoi n’avez vous proposé aucun amendement à ce moment-là? Pourquoi ne même pas avoir voté cette loi?”, a-t-elle ajouté. “Vous proposez de faire du harcèlement de rue un délit passible de prison, or ce que vous décrivez comme harcèlement de rue est en réalité déjà considéré comme agression sexuelle et donc passible de prison. Vous confondez les deux”, a-t-elle ajouté dans une autre série de tweets. “Je m’étonne que depuis 2017 (et avant !) on ne vous a jamais entendue rien proposer pour défendre les femmes face au harcèlement de rue et que cela vous vienne subitement en entrée de campagne…”, a-t-elle souligné pour conclure. La semaine dernière, c’est Marlène Schiappa qui était au centre d’une polémique suite à ses propos sur les trafics de drogue et l’inégalité des chances.

Bonjour @MLP_officiel, je me réjouis de voir que vous vous intéressez à la lutte contre le harcèlement de rue, que nous avons fait voter en 2018.Vous êtes parlementaire.Pourquoi n’avez vous proposé aucun amendement à ce moment-là ? Pourquoi ne même pas avoir voté cette loi ? ???? pic.twitter.com/LyFwB0DPVJ

7️⃣ Je m’étonne que depuis 2017 (et avant !) on ne vous a jamais entendue rien proposer pour défendre les femmes face au harcèlement de rue et que cela vous vienne subitement en entrée de campagne… ????

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