Coronavirus : Un confinement le week-end instauré dans les Alpes-Maritimes

Le Préfet des Alpes-Maritimes a annoncé de nouvelles mesures concernant le département dont un confinement partiel le week-end et ce pendant deux semaines.  

La réouverture des restaurants à partir d’avril, la circulation de variants inquiétants, la prolongation de l’Etat d’urgence sanitaire… Tous ces éléments étaient au cœur des dernières annonces gouvernementales liées à l’épidémie de Covid-19. Si la majorité des Français se préparait à un troisième confinement en janvier, les institutions semblent vouloir à tout prix l’éviter au profit d’un couvre-feu à 18h. Une mesure jugée efficace par le Premier Ministre, Jean Castex et le Ministre de la Santé, Olivier Véran, ces dernières semaines mais qui n’a toutefois pas empêché une vague de contaminations préoccupante dans les Alpes-Maritimes. En réponse à cela, le Préfet, Bernard Gonzalez, a annoncé ce lundi 22 février en conférence de presse mettre en place un confinement strict le week-end. Ce tour de vis inédit sur le territoire métropolitain prendra effet à partir du vendredi 26 février 18 heures jusqu’au lundi suivant 6 heures, et ce pendant les deux prochaines semaines.

L’ensemble de la zone littorale entre Théoule-sur-Mer et Menton est concernée afin de contrer la circulation du variant britannique, en majorité responsable de nombreuses contaminations dans le département. Cette mesure s’accompagne également de la fermeture à compter de ce mardi 23 février des commerces et galeries marchandes de plus de 5000 m², à l’exception des commerces alimentaires et des pharmacies. Le Préfet des Alpes-Maritimes a également rappelé la nécessité de porter le masque dans les zones très fréquentées et incité les enseignes à réduire leur jauge d’accueil ou encore à consulter un médiateur Covid. Ces décisions prises en concertation avec les professionnels de santé et les élus locaux visent aussi un contrôle renforcé aux frontières ainsi qu’une accélération des vaccinations dans le département. Alors que la campagne vaccinale était en début d’année jugée trop lente en France, Bernard Gonzalez a martelé que celle-ci était “véritablement nécessaire” et a annoncé recevoir 4000 doses de vaccins Pfizer/BioNTech ce lundi, en plus des 90 000 qui seront livrées d’ici fin mars.

Je me satisfais de l’annonce par le @prefet06 de ces nouvelles mesures notamment de confinement que j’avais réclamées et discutées avec @olivierveran lors de notre entretien samedi en mairie. Tout doit être fait pour protéger les habitants de #Nice06 et de notre département. https://t.co/wnOWsHgWmS

Je mesure la contrainte que ces mesures font peser sur les Azuréens mais l’impératif de santé publique doit dominer tous les autres. https://t.co/AHTT8p7PrV

Des mesures légitimes pour certains mais vivement critiquées pour d’autres, la population ayant accueilli les annonces avec défiance à l’approche des vacances d’hiver. De leurs côtés, plusieurs élus locaux ont salué les mesures prises. Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est dit “satisfait” tandis que le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti a déclaré “mesurer la contrainte que ces mesures font peser sur les Azuréens” tout en estimant que “l’impératif de santé publique doit dominer tous les autres”. Un constat qui résume donc la situation actuelle des Français, ces derniers considérant devoir sacrifier leur santé mentale au profit de l’économie. Enfin, reste la question de la pertinence de ces décisions dont les effets devraient être mesurables d’ici les prochaines semaines alors que d’autres départements comme le Grand Est pourraient également faire l’objet de mesures restrictives similaires.

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