Coliques néphrétiques : déjouez les mauvais calculs !

Particulièrement douloureuses, elles résultent de la présence d’une concrétion au niveau des voies urinaires ou d’un rein, qu’il faut évacuer. Elles nécessitent une intervention si les traitements échouent.

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Les colique néphrétiques en quelques mots

Ce problème apparaît le plus souvent suite à la présence de calculs (concrétions pierreuses composées d’oxalate de calcium ou de phosphate de calcium) qui obstruent, complètement ou non, la jonction entre le bassinet et l’uretère (canal urinaire) ou bien l’uretère lui-même, à n’importe quel niveau jusqu’à son entrée dans la vessie. Cela provoque une douleur aiguë et violente, irradiant de la région lombaire vers les organes génitaux avec une brusque dilatation des voies urinaires en amont de l’obstacle. En général, les périodes douloureuses, difficilement supportables puisqu’elles plient littéralement le patient en deux, nécessitent une prise en charge rapide afin de le soulager.

Les médicaments pour les petites concrétions

C’est quoi ? Des antalgiques tels que le paracétamol (jusqu’à 4 g/jour) et des anti-inflammatoires “non stéroïdiens” (AINS) comme l’ibuprofène, le kétoprofène… prescrits en comprimés ou en suppositoires. On peut associer des alphabloquants comme la tamsulosine pour aider à l’expulsion.

Pourquoi ça marche ? Les premiers soulagent la douleur. Les seconds aussi, en réduisant l’œdème qui s’est formé dans les voies urinaires tout autour des intrus, ce qui facilite leur évacuation. Les troisièmes sont parfois utilisés en complément pour relâcher le canal de l’uretère au niveau de ses zones de rétrécissement anatomique. Si les calculs mesurent moins de 4 mm, ces traitements ont 80 % de chances de les éliminer.

Comment ça se passe ? Cette prescription de deux à trois semaines concerne les spécimens jusqu’à 8 mm. Afin d’écarter le risque d’infection, le contrôle de leur migration vers la vessie via les urines nécessite un scanner.

La lithotripsie extracorporelle pour les plus grosses

C’est quoi ? Une intervention consistant à fragmenter les indésirables à l’aide d’ondes de choc répétées. L’accès direct se fait par urétéroscopie : introduction d’un endoscope (minitube muni d’un système optique) dans le canal urinaire (uretère) pour repérer les calculs, les détruire et les enlever.

Pourquoi ça marche ? Les ondes de choc broient les cailloux accessibles de plus de 10 mm, les transformant en micromorceaux que l’urologue va retirer durant l’urétéroscopie à l’aide d’une petite pince ou les pulvérisant en “sable” qui s’éliminera spontanément dans les urines. Pour prévenir le risque de récidive, il faudra ensuite boire régulièrement jusqu’à 2 litres d’eau par jour (6 à 8 passages quotidiens aux toilettes) car plus l’urine est concentrée, plus le risque de fabriquer ces concrétions est élevé.

Comment ça se passe ? Ces interventions, qui ont remplacé la chirurgie ouverte dans la majorité des cas, se déroulent en ambulatoire sous anesthésie générale.

Merci au Pr Emmanuel Chartier-Kastler, chirurgien urologue et chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris (Médecine Sorbonne Université).

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