À 30, 40 ou 50 ans, trois stratégies anti-fatigue

Épuisées, sans énergie, sur les rotules ? Trois femmes hyperactives nous livrent leurs plans d’attaque pour faire face aux coups de mou.

Marie Neuilly, 33 ans : savoir gérer la fête

Marie Neuilly est DJ et la créatrice de la marque de petites culottes éthiques La Chatte de Françoise.

Cette ex-rockeuse du groupe Plastiscines mixe ses jobs de DJ et de jeune entrepreneure (1). Un rythme pas toujours évident à tenir…

Sa fatigue

«En temps normal, je jongle avec deux plages horaires. Il m’arrive de sortir et de rentrer à 6 heures du matin pour enchaîner avec des rendez-vous à 9 heures… Même quand je ne travaille pas, j’aime faire la fête jusqu’à point d’heure. Le plus compliqué, ce sont les changements de rythme, car le corps n’a pas le temps de s’habituer. Depuis quelques années, je m’aperçois qu’il ne réagit plus de la même façon. Et ça se voit : j’ai les traits tirés et j’ai mal au dos. J’ai découvert, pendant le premier confinement, à quel point j’étais vraiment épuisée.»

Son plan tonus

«Je ne pratique pas de sport, mais je suis très active, je marche et je danse beaucoup… Mon kiné me conseille le yoga : néanmoins, je n’ai pas encore franchi le cap. En revanche, je fais régulièrement des cures sans alcool durant un, trois, voire quatre mois. Dans mon métier, il y a trop d’occasions de faire des excès. L’effet est très rapide avec un vrai regain d’énergie. Au bout d’un mois, je le ressens physiquement. Après trois mois, c’est encore plus intéressant, car cela agit aussi sur le cerveau. Cerise sur le gâteau, je perds du poids sans régime et je fais des économies.»

Ses recettes bonne mine

«Dans un métier d’image comme le mien, je dois toujours faire bonne figure, alors je soigne tout particulièrement ma routine beauté. J’utilise l’huile démaquillante On The Wild Side, qui améliore vraiment la qualité de ma peau. J’aime aussi les produits Ren et Antipodes. Quand je suis complètement à plat, je laisse poser le Masque Empreinte Hydrogel à l’Acide Hyaluronique de Bioeffect. Coup de frais assuré. Je fais également de plus en plus de soins du visage pour drainer et stimuler la peau, comme le Soin Détox chez Oh My Cream ! Enfin, rien de tel que d’avoir des cheveux sains et brillants pour me donner un coup de boost. Tous les trois mois, je m’offre un soin capillaire chez Lucia Iraci by DGMD (95, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris).»

La médecine esthétique ?

«Pas encore. Cependant, je ne suis pas contre si cela est fait avec parcimonie et que ça permet de se sentir mieux dans sa peau.»

Le confinement ?

«Le début du premier isolement a été un peu pénible, parce que tous les projets ont été stoppés. J’ai essayé d’en tirer profit en créant de nouvelles choses. Par exemple, j’ai transformé mes soirées DJ en podcast pour soutenir nos amis artistes. J’aborde le second comme un défi à relever ! Une occasion de recharger ses batteries et de faire le plein d’inspiration.»

(1) Elle mixe à l’Hôtel Bourbon, à Paris. Par ailleurs, Marine Neuilly a créé la marque de petites culottes éthiques La Chatte de Françoise (lachattedefrancoise.com).

En vidéo, qu’est-ce que la Zoom fatigue ?

Marie Courroy, 40 ans : son rêve, dormir !

Marie Courroy est la créatrice de la marque de vêtements Modetrotter.

Enceinte et jeune mère de famille, la créatrice de la marque de vêtements Modetrotter court après le temps et le sommeil.

Sa fatigue

«Je cumule mon boulot de chef d’entreprise et mon rôle de maman d’un bébé d’un an. De plus, l’accouchement a coïncidé avec notre emménagement à la campagne, à une heure de Paris. Du coup, je passe pas mal de temps dans les transports et, comme ils ont supprimé mon train de 9 heures, je dois prendre celui de 7h30… Ce qui m’oblige à me lever aux aurores. Dur, dur, pour moi qui suis de nouveau enceinte et depuis toujours une grosse, grosse dormeuse.»

Son plan tonus

«Je ne lutte pas contre ma nature ni mon besoin de sommeil. Je me couche tôt, même à 19h30 quand je suis “au bout du scotch”. Heureusement, j’ai un bébé Morphée, mais, depuis que je suis enceinte, j’ai des insomnies et peux rester deux heures les yeux ouverts. En revanche, dès que je mets le pied par terre le matin, je suis d’attaque et en pleine forme. En fait, j’ai le biorythme d’un enfant. Ma sœur, nutritionniste, m’a toujours dit de manger tôt et léger le soir. Je suis les principes de la chrononutrition. Jamais de sucre le matin, mais du gras : tartine de beurre ou de fromage, un œuf. Ensuite, un déjeuner normal, puis un super goûter sucré vers 16h30. Un régime qui fait grossir les maigres et mincir les rondes ! Toujours selon ma sœur, il faudrait trois semaines pour perdre une habitude alimentaire et quatre jours pour la reprendre. Enfin, je fuis tous les excitants. Pas de café, pas d’alcool, pas de tabac, pas de viande rouge. Comme je ne les aime pas, cela ne me prive pas. Et ça n’empêche pas les exceptions et les fêtes.»

Ses recettes bonne mine

«Je n’ai pas le teint terne, mais des cernes que je n’avais pas avant. Depuis, j’utilise le Soin Regard d’Absolution. Je fais un gommage un jour sur deux ou sur trois et, grâce à ma mère, des nettoyages de peau réguliers depuis l’âge de 13 ans. Globalement, je n’utilise que des produits bios et naturels : en ce moment, la marque Alaena, dont j’adore les textures et les parfums. Et je ne me suis jamais couchée de ma vie non démaquillée. Si je mets de moins en moins de make-up, je ne sors jamais sans mon Phyto Cernes Éclat de Sisley, ou un highlighter de M.A.C. Sous le masque, j’avais renoncé au rouge à lèvres, puis j’ai décidé de reprendre. Un beau rouge-rose bien vif et bien mat donne tout de suite la pêche et rend radieuse. Mes préférés : le Dragon Girl de Nars et l’Infaillible Matte Lip Crayon de L’Oréal Paris, sans transfert.»

La médecine esthétique ?

«Pas envie pour l’instant. Je ne dis pas non pour la vie. Si c’est discret, je serai ravie de ne pas vieillir trop vite. Mais je n’en abuserai jamais, car j’aime les rides d’expression et voir le temps qui passe sur les visages. Je ne souhaite pas l’effacer, juste peut-être le ralentir un peu. »

Le confinement ?

«Le premier ne m’a pas dérangée. J’étais avec mon amoureux et mon bébé, j’ai profité de nous, du soleil, du jardin et de ma maison. Celui-ci s’annonce moins “fun”. Si la vie sociale ne me manque pas, j’ai beaucoup plus peur…»

Nathalie Peccoux Dorval, 53 ans : garder l’envie d’avoir envie

Nathalie Peccoux Dorval est professeure d’art oratoire et formatrice en entreprise.

Des tonnes de responsabilités à un âge où l’énergie vacille… pas si facile à négocier.

Sa fatigue

Le cumul des mandats : ex-comédienne, Nathalie est devenue professeure d’art oratoire et formatrice en entreprise. À la maison, elle devient chef d’une famille recomposée de quatre enfants, dont ses jumelles âgées de 9 ans qui «ne manquent pas de caractère». «Je ne travaille pas tous les jours. Néanmoins, quand je rentre d’une journée de douze heures, je suis heureuse mais totalement épuisée, surtout quand je dois faire une heure de transports en commun, debout, pour rejoindre notre maison en banlieue. Bref, à 21 heures, il n’y a plus personne. Je n’ai plus d’énergie ni même l’envie de faire quoi que ce soit : lire, sortir, voir des amis, ce qui me culpabilise. De plus, à la cinquantaine, j’ai bien vu que, physiologiquement, je récupérais moins bien, à tous points de vue. Si j’ai la chance d’avoir eu très peu de symptômes de la ménopause, je dors moins bien…»

Son plan tonus

«Dès que j’ai constaté cette baisse d’énergie, j’ai mis en place toute une stratégie de sauvegarde. J’ai changé ma façon de manger, diminué ma consommation de viande et surtout de sucre (dont j’étais addict et qui me fatiguait énormément), sans les supprimer totalement. J’aime cuisiner et suis bien trop gourmande pour suivre un régime. Je pratique le jeûne intermittent. Je dîne léger vers 19h30, puis plus rien jusqu’au lendemain12 heures ou 13 heures. J’en ai constaté les bienfaits au quotidien très rapidement. Entre-temps, je bois beaucoup de tisanes à base de citron, gingembre et thym, selon les saisons. Mes superaliments : le curcuma et le magnésium marin. Enfin, je nage deux ou trois fois par semaine pendant une heure. L’eau me fait un bien fou. Pour décompresser, je peux aussi rester des heures dans mon bain, les yeux fermés. Avec mon amoureux, on a décidé de s’offrir régulièrement des massages. On adore les soins ayurvédiques de Tapovan et ceux du Ban Thaï Spa.»

Ses recettes bonne mine

«Ma mère m’a toujours dit d’hydrater mon corps, ce que je fais scrupuleusement deux fois par jour. Pour le visage, je suis basique et très nature. J’ai la chance d’avoir une belle peau, mais très fine et très sensible. Je la masse simplement à l’huile de bourrache ou d’argan de La Vie Claire. En tant que comédienne, je me suis beaucoup maquillée. Dans la vie, quasiment plus du tout.»

La médecine esthétique ?

«J’ai essayé des injections d’acide hyaluronique très soft, une fois vers 45 ans, et ça m’avait bluffée. J’ai très envie de recommencer, car, avec l’âge, mon visage tend à se creuser. Mes petites rides ne me dérangent pas, mais l’air fatigué, oui. J’aimerais passer à la vitesse supérieure, faire combler mes sillons nasogéniens, essayer le Botox pour le haut du visage.»

Le confinement

«J’ai vécu le premier en deux temps. Au début, c’était repos absolu, en profitant du jardin et de tous. Puis le quotidien s’est alourdi avec l’école à la maison et le télétravail. Cette fois, je suis plutôt “anormalement” sereine. Je m’accroche aux choses positives. C’est sur la longueur que l’impact va se faire sentir.»

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