VIDEO Madame Claude : l’une de ses « filles » entrée dans sa maison à 18 ans brise le silence

Depuis le 2 avril dernier, Netflix propose à ses usagers un film qui met à l’honneur l’un des personnages les plus sulfureux qu’ait connu la France des années 60-70 : Madame Claude. Celle qui s’est fait appelée la “mère maquerelle de la République” dirigeait l’un des plus puissants et intouchables réseaux de prostituées de luxe à Paris. L’une d’elle, Patricia Herszman, était reçue ce 22 avril dans Morandini Live.

Karole Rocher

Fernande Grudet, plus connue sous le nom de Madame Claude, s’est éteinte à l’âge de 92 ans à l’hôpital des Sources, sur les hauteurs de Nice en décembre 2015. Recluse dans le sud de la France depuis près de vingt ans, celle qui était devenue une vieille dame ordinaire, a incarné la proxénète la plus célèbre de France dans les années 60-70. Elle avait créé à la fin des années 50 un service de prostitution de luxe, qu’elle dirigeait par téléphone depuis son appartement de la rue de Marignan, près des Champs-Elysées. Si elle n’a jamais dévoilé les grands noms français de son carnet d’adresses, ceux de certaines personnalités étrangères avaient fuité : Madame Claude a notamment été sollicitée par le Shah d’Iran et John Fitzgerald Kennedy. Madame Claude revient sur le devant de la scène à la faveur de la diffusion sur Netflix d’un film qui lui est consacré, en ligne depuis le 2 avril dernier. Karole Boucher, la compagne de Thomas Ngijol, incarne celle qui a fait trembler les puissants.

Ce jeudi 22 avril, l’une de ses anciennes “filles” a accepté d’en dévoiler un peu plus sur la réalité de son quotidien chez Madame Claude. Patricia Herszman, recrutée en 1975 à l’âge de 18 ans, s’est prêtée au jeu de l’interview chez Jean-Marc Morandini dans Morandini Live sur CNews. Pour moi, ça s’est très bien passé, a-t-elle révélé, en insistant sur le fait que c’est une période de sa vie qu’elle “ne regrettait pas”.

“J’adorais Madame Claude”

“J’adorais Madame Claude. Avant de la connaitre, je l’adorais déjà. Je commençais à entendre parler d’elle quand j’avais 10/12 ans”, a commenté Patricia Herszman. “J’avais sympathisé avec le bras droit de Madame Claude, une jeune femme qui m’a vanté les mérites de cette activité, le train de vie qui va avec, les gens que l’on rencontrait… Je me suis décidée à dire ‘oui’, car on rencontrait des gens que je n’aurais peut-être jamais pu effleurer au cours du reste de ma vie”, s’est-elle justifiée. “Avec Claude, on avait notre libre arbitre. Elle nous demandait ce qui était OK pour nous et ce qui ne l’était pas”, a précisé l’ancienne call-girl. Elle a également souligné le côté “réglo” de sa patronne : “C’était très bien payé. Il était très rare qu’un client ne paye que le prix de base. Il y avait toujours un pourboire. Elle ne prenait jamais rien sur les pourboires ou sur les cadeaux”.

Aucun regret donc, pour cette “fille” de Madame Claude. “Je n’ai jamais eu de regret d’avoir fait ça”, a-t-elle dit à Jean-Marc Morandini. Le seul qu’elle ait pu avoir, c’est celui de ne pas lui avoir dit “merci” avant sa mort. “Je n’ai qu’un seul regret : avoir coupé les liens par négligence avec Mme Claude après coup. Les dernières années de sa vie, elle les a passées seule, un peu délaissée. Jusqu’à la fin de mes jours, je regretterai de ne pas l’avoir revue. Je lui dis ‘Merci’“, a-t-elle conclu, émue.

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