Pass sanitaire : la CNIL alerte face à une "forte" atteinte aux libertés

Mercredi 21 juillet 2021 marquait une nouvelle étape dans la lutte contre la crise sanitaire du Covid-19 avec l’extension du pass sanitaire. Mais la CNIL émet quelques réserves….

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Lundi 12 juillet 2021, de nombreux Français étaient présents devant leur télévision pour écouter le discours du président de la République. Emmanuel Macron prenait la parole concernant l’état actuel de la crise sanitaire et l’arrivée du variant Delta. Alors que l’on pensait que le pire était derrière nous grâce notamment à la campagne de vaccination massive, il semblerait que les variants en aient décidé autrement.

Pour lutter activement contre eux, le gouvernement a fait le pari de la fermeté. Emmanuel Macron a donc déclaré que le pass sanitaire serait désormais obligatoire pour les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes comme les cinémas, les salles de concerts, les événements sportifs, les parcs zoologiques ou à thèmes ou encore les musées. Autant de restrictions qui ont poussé les Français à se faire vacciner le plus rapidement possible. Mais pour la CNIL, cela pose un sérieux problème.

“Il faut éviter toute banalisation de ce type de mesure”

Mercredi 21 juillet 2021, la Commission Nationale de l’informatique et des libertés à déclaré qu’elle n’était pas contre l’extension du pass sanitaire mais qu’elle mettait malgré tout en garde sur une potentielle “forte” atteinte aux libertés. Par conséquent, elle demandait au gouvernement de produire un texte avec “certaines garanties supplémentaires” pour éviter que cela soit trop liberticide. “Le rebond de l’épidémie peut justifier des mesures exceptionnelles, pour éviter un nouveau confinement, mais l’extension du pass sanitaire doit être paramétrée au plus près“, a précisé la présidente de la CNIL, Marie-Laure Denis, face au Sénat mercredi 21 juillet 2021. “Instituer un pass sanitaire pour l’accès à des lieux de la vie courante et de nombreux moyens de transport est un choix éthique. Il faut éviter toute banalisation de ce type de mesure. La mise en place d’un contrôle sanitaire à l’entrée de certains lieux ou moyens de transport questionne la frontière entre ce qui relève de la responsabilité individuelle et ce qui relève du contrôle social. En principe, il ne doit pas y avoir de contrôle de l’état de santé à l’entrée de lieux de vie collective” conclut-elle.

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