« On n’est pas fétichiste du pass sanitaire » : Gabriel Attal remet les choses au clair

Invité dans “Le Grand Jury RTL – Le Figaro- LCI” ce dimanche 29 août, Gabriel Attal a répondu aux opposants du pass sanitaire contre le Covid-19. Le porte-parole du gouvernement a rappelé que cet outil permettait d’éviter une fermeture du pays.

L’exécutif persiste et signe. Ce samedi 28 août, près de 160 000 personnes ont défilé contre le pass sanitaire en France, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Si le nombre de manifestants diminue depuis trois week-ends consécutifs, le noyau dur du mouvement reste actif. Dans ce contexte, Gabriel Attal s’est exprimé dans Le Grand Jury RTL – Le Figaro- LCI, ce dimanche 29 août. Le porte-parole du gouvernement a défendu la mise en place du précieux sésame, qui divise les Français. “On n’est pas fétichiste du pass sanitaire”, a-t-il assuré, avant d’ajouter : “Personne n’aime le pass sanitaire. Si on pouvait ne pas avoir de pass sanitaire, on n’aurait pas de pass sanitaire. Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de pass sanitaire, mais il n’y aurait pas de virus non plus.”

Plus tôt dans la journée, Jean-Luc Mélenchon a exprimé, une nouvelle fois, son opposition au pass sanitaire, à l’occasion des journées d’été de la France insoumise. “Il est attentatoire à la liberté dans le monde du travail, dans la société, dans les rapports humains”, a martelé le chef de file du parti, comme le montrent des images diffusées sur BFMTV. Invité à réagir, Gabriel Attal a insisté : “On n’a pas de goût pour le pass sanitaire.” Et de préciser que l’entrée en vigueur de cette mesure est une manière d’éviter une fermeture du pays : “Si on a mis en place le pass sanitaire, c’est pour permettre à des lieux de rester ouverts cet été, au moment où on avait une quatrième vague du virus.”

"On n'est pas fétichiste du passe sanitaire !", se défend @GabrielAttal qui demande à ceux qui sont contre le passe sanitaire de "proposer une alternative" autre que la fermeture des restaurants et lieux de culture #LeGrandJury pic.twitter.com/nnmRfYGHgf

“Des incidences stratosphériques”

Un rebond épidémique a été observé dans plusieurs départements du sud de la France, à l’instar des Bouches-du-Rhône, des Alpes-Maritimes, ou encore du Var. “On a vu des incidences stratosphériques cet été. Si on n’avait pas eu le pass sanitaire comme outil, on aurait dû refermer les restaurants, les bars, les discothèques, les lieux de culture. On a pu les maintenir ouverts, ce sont des gens qui ont pu travailler, ce sont des Français qui ont pu s’y rendre”, a souligné le secrétaire d’État auprès du Premier ministre.

“La seule alternative que l’on connaît, c’est la fermeture”

Et si certains reprochent au gouvernement quelques incohérences, notamment sur l’exigence du pass sanitaire en terrasse, alors qu’il n’est pas imposé dans les petits magasins fermés, Gabriel Attal rappelle que “dans un magasin, vous avez votre masque. Quand vous êtes en terrasse d’un restaurant pour consommer, vous devez retirer votre masque, dans un contexte où le variant Delta est infiniment plus contagieux que ne l’était la souche initiale, y compris en extérieur”. Quoi qu’il en soit, “il n’y a pas de système parfait”, estime-t-il. Et de poursuivre : “Le système parfait, ce serait de ne pas avoir ces restrictions et ces contraintes. On est face à une épidémie et à un virus. On veut que le plus de lieux possible puissent rester ouverts. Le pass sanitaire, c’est un outil qui nous le permet. Et ceux qui s’y opposent, ceux qui considèrent qu’on ne devrait pas, aujourd’hui, utiliser le pass sanitaire, qu’ils proposent une alternative. Parce qu’aujourd’hui, la seule alternative que l’on connaît, c’est la fermeture. Et ça, on n’en veut pas.”

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture LCI

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