Lucie Lucas violée : la réaction déchirante de ses parents

Le samedi 23 novembre 2019, Lucie Lucas prenait la parole sur Instagram pour témoigner du viol dont elle a été victime lorsqu’elle était adolescente. Elle n’en avait jamais parlé à personne. Auprès de TV Grandes Chaînes, elle a évoqué la réaction de ses proches, et notamment celle de ses parents.

Lucie Lucas

Libérer la parole des femmes. Voilà ce qu’incarne le mouvement #metoo, qui a permis à de nombreuses femmes de briser le plafond de verre et de dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont pu être victimes. Samedi 23 novembre 2019, l’actrice Lucie Lucas prenait la parole à l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes. Sur son compte Instagram, l’actrice de Clem livrait un témoignage glaçant, parlant de son professeur de théâtre qui “tâtait ses seins naissants” et de son professeur de natation qui “s’amusait à comparer le développement” de son corps par rapport à celui de sa meilleure amie. Elle a ensuite raconté une terrible expérience, lorsque le garçon dont elle était amoureuse l’a violée. « J’aimais secrètement ce garçon de deux ans de plus que moi, tous les étés pendant les vacances, mais je n’ai pas aimé qu’il s’en aperçoive et qu’il me viole dans sa cave quand je pleurais toutes les larmes de mon corps en disant “non” ».

« Je vis comme on vit avec des cicatrices »

Un témoignage que Lucie Lucas a gardé secret pendant des années, avant de libérer sa parole à 34 ans. Personne n’était au courant, ni même ses parents. A l’occasion d’une interview pour TV Grandes Chaînes, la comédienne explique n’avoir pas du tout pensé à la réaction de ses proches. « Ils se le sont pris dans la figure comme tout le monde, et, surtout, ce qui a été dur pour eux, c’est qu’ils ont vraiment essayé de me protéger. Depuis toute petite, ils m’ont toujours parlé, ils m’ont toujours dit de me méfier et ont essayé d’être très attentifs. Ça a été très dur pour eux de voir que, malgré tout, j’avais pu vivre tout ça », explique Lucie Lucas.

Des années après ces terribles épisodes, la maman de trois enfants assure avoir pardonné à ses agresseurs. “Il faut réussir à se reconstruire au fur et à mesure, mais ce n’est pas facile. (…) C’est important aussi de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, car vivre dans la rancoeur ne rend pas heureux. C’est tout un chemin à faire, et parfois, j’ai des ‘piqûres de rappel’ où c’est difficile. Mais la plupart du temps, je vis comme on vit avec des cicatrices”, termine-t-elle. Un message d’espoir, qui résonnera certainement dans les coeurs des victimes de viols et d’agressions sexuelles.

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