Isabelle Adjani se livre sans détour sur son rapport au physique

Paris Match et Nicolas Bedos sont revenus dans le numéro du jeudi 3 septembre sur la carrière d’actrice d’Isabelle Adjani et son rapport au physique dans la société actuelle.

  • Isabelle Adjani

Un film avec Isabelle Adjani à l’affiche demeure toujours un grand événement. Paris Match l’a bien compris et a offert la couverture de son numéro en kiosque le 3 septembre à l’icône du cinéma français. Et c’est à Nicolas Bedos que l’hebdomadaire a confié l’entretien avec celle qui effectue son grand retour dans les salles obscures, à l’occasion de la sortie de Sœurs, réalisé par Yamina Benguigui. Les deux artistes ont ainsi pu converser sans filtre sur sa vie actuelle, la pandémie, ses amours mais aussi sur son rapport à la beauté. Tout au long de sa carrière, l’abonnée aux Césars de la meilleure actrice a en effet été attaquée sur son physique, notamment ces dernières années lorsqu’elle a eu recours aux injections pour se donner un petit coup de jeune. “S’il y a bien une chose nulle, ce sont les attaques sur l’intégrité physique des femmes”, déclarait-elle en 2014, dans VSD. La place de l’apparence dans la société actuelle est en effet un sujet qui lui tient à coeur. “Des moments de lâcher-prise, mon cher, j’en ai même eu plusieurs tout au long de ma vie, et ce depuis l’adolescence. Toujours à des périodes critiques”, a-t-elle consenti, mis en confiance par son interlocuteur. “Evidemment que je me félicite que les normes esthétiques se cassent un peu la gueule. Tant mieux ! Grâce à des femmes combattives qui mettent tout leur poids pour que la priorité soit le bien-être plutôt que le bien paraître.

Pas fan de la génération actuelle

Deux tournages ont particulièrement marqué Isabelle Adjani, qui ne se reconnaît pas dans les “déchetteries comme la télé-réalité à la Kardashian” et dans “cette dysmorphie qui pousse nos jeunes gens à fabriquer l’image qu’ils ont de leur tête et de leurs corps“. Elle garde un souvenir ému des promotions des films La journée de la jupe et Carole Mathieu où elle “assumait un physique particulièrement désavantageux. A cette occasion, je me suis même imposée d’imprudentes apparitions publiques, manière pour moi de dire: ‘Et puis merde. Je m’en fous, je suis humaine, je suis une femme libre’. C’était oublier qu’être actrice c’est tout sauf être une femme libre“. Une piqûre de rappel qui risque de faire écho auprès des autres comédiennes.

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