Festival de Cannes 2021 : un réalisateur en compétition pour la Palme d’or interdit de se rendre en France

Kirill Serebrennikov avait eu la joie d’apprendre que son film, La Fièvre de Petro, était en compétition pour la Palme d’or au prochain festival de Cannes. Un bonheur vite douché par une mauvaise nouvelle.

C’est une cérémonie plus attendue que les autres, après une année d’absence. En 2020, le Festival de Cannes n’avait pas pu avoir lieu, à cause de la pandémie de Covid-19. Cette fois, après quelques mois de doute, l’événement cinéma le plus important de l’année aura bien lieu, dans le sud de la France. La 74e édition du Festival de Cannes se tiendra du 6 au 17 juillet prochain sur la Croisette. Si de nombreux titres sont remis pendant l’événement, dont une Palme d’or d’honneur attribuée à Jodie Foster, tous les regards sont surtout tournés vers les 24 films en compétition pour recevoir la Palme d’or, et ainsi succéder à l’excellent Parasite de Bong Joon-ho, la Palme d’or 2019. Sept réalisateurs français sont nommés, dont Julia Ducournau, qui présentera son très attendu Titane. François Ozon, Bruno Dumont, Jacques Audiard, Catherine Corsini, Mia Hansen-Love et Leos Carax complètent la liste des artistes tricolores. Le réalisateur qui fait parler de lui, ce mardi 8 juin, c’est Kirill Serebrennikov.

Interdit de quitter la Russie

Le réalisateur russe, dont le film La Fièvre de Petro est en compétition, ne pourra pas être présent à Cannes. En effet, à cause d’une condamnation, Kirill Serebrennikov n’a pas le droit de quitter le territoire russe. Le cinéaste de 51 ans a été condamné fin juin 2020 à trois ans de prison avec sursis et à une amende dans une affaire de détournement de subventions publiques. Il ne peut pas quitter la Russie jusqu’à révocation de son sursis.

Kirill Serebrennikov conteste quant à lui les faits qui lui sont reprochés. Selon ses partisans, le réalisateur “a en réalité été puni pour ses œuvres parfois osées mêlant sexualité – y compris homosexualité -, politique et religion, alors que le Kremlin défend un retour aux ‘valeurs traditionnelles'”, souligne Le Parisien. Quelle que soit la réalité de cette condamnation, les faits restent les mêmes : cette cérémonie très attendue se déroulera sans un protagoniste.

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