Donald Trump défendu par deux nouveaux avocats à l’aura sulfureuse

Récemment lâché par ses avocats, Donald Trump a trouvé deux nouveaux conseils prêts à le défendre contre la procédure de destitution qui le vise. D’après Vanity Fair, ceux-ci sont accoutumés aux scandales.

A propos de

  1. Donald Trump

Sous le coup d’une seconde procédure de destitution, Donald Trump veut tout faire pour défendre ses ambitions politiques. Lâché par cinq avocats ce dimanche 31 janvier (ces derniers poussés vers la sortie par le risque de destitution et le refus de l’ex-chef d’État de reconnaître sa défaite en interne), il a finalement trouvé ceux qui le défendront face au Sénat. L’urgence étant grande, le coup d’envoi de son procès étant prévu le 8 février 2021, il a fait appel à Bruce Castor Jr. et David Schoen. Des “avocats dont le travail comprend les défenses de certains des plus grands monstres de l’histoire” selon l’édition américaine de Vanity Fair. À savoir, Bill Cosby, actuellement incarcéré en Pennsylvanie, et Jeffrey Epstein, dont la proximité avec le prince Andrew a fait de lui un criminel des plus reconnus.

En 2005, alors qu’il était procureur général du comté de Montgomery, le premier a refusé de poursuivre l’ex-star du Cosby Show pour agression sexuelle. Au moment des faits, Bruce Castor Jr. a estimé que les preuves de la culpabilité du comédien étaient insuffisantes. Près d’une décennie plus tard, une cinquantaine de femmes lui prouveront le contraire. Parmi elles, Andrea Constand, qui l’a accusé de diffamation. L’avocat a alors contre-attaqué en justice, assurant que la jeune femme avait pour ambition de ruiner sa carrière politique. Accusation rejetée. David Schoen, de son côté, a été l’une des dernières personnes à s’être entretenues avec Jeffrey Epstein, peu de temps avant sa mort en août 2019. Tout comme Donald Trump (qui estime que le défunt a été assassiné derrière les barreaux), l’homme d’affaires a été un client du conseil, supposé le défendre face à des accusations d’agressions sexuelles.

Donald Trump lui-même accablé

Une défense à son image, diront les plus cyniques. Car, pour rappel, Donald Trump a lui aussi été accusé d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel et de viol. Un cahier des charges qui ne fait que se remplir : en septembre 2020, une ancienne mannequin du nom de Amy Dorris a révélé que l’ex-magnat de l’immobilier l’a agressée sexuellement, en marge de l’US Open de septembre 1997. “Au départ, je pensais qu’il attendait pour aller aux toilettes”, a-t-elle confié dans une longue interview accordée au journal britannique The Guardian. “Mais ce n’était pas le cas, malheureusement. Il a tout simplement fourré sa langue dans ma gorge et je l’ai repoussé.” De nombreuses allégations que le prédécesseur de Joe Biden s’obstine à nier.

Crédits photos : Backgrid USA / Bestimage

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