« Ça va être une boucherie » : Emmanuel Macron sait à quoi s’attendre en 2022

Dans les colonnes du journal Le Parisien, disponible en kiosque ce jeudi 10 juin, plusieurs membres du gouvernement ont évoqué le climat dans lequel va se dérouler la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Leurs propos ne présagent rien de bon.

L’agression d’Emmanuel Macron mardi 8 juin dans la Drôme donne le ton pour 2022. Ce geste, qui a été unanimement condamné par l’ensemble de la classe politique, inquiète les membres du gouvernement. Et pour cause, “ce que s’est passé, ça n’est pas rien… C’est même très grave” a expliqué un ministre à propos de la gifle assénée au chef de l’État dans les colonnes du journal le Parisien. Malgré le contexte actuel, l’exécutif fait son possible pour relativiser face à la gravité de la situation.

Sauf que pour certains politiques, cette attaque ravive de nombreuses inquiétudes concernant le climat de la future campagne de 2022. Selon le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, “tout cela, un jour, peut mal tourner si nous ne veillons pas à écarter toute forme de violence.” Alors que le délégué général de LREM, Stanislas Guerini s’inquiète à propos de “la façon dont le débat politique s’installe” qui “ne dit rien de très bon pour la future campagne.” Parmi les hommes et femmes politiques, certains sont unanimes, “nous allons vivre la campagne la plus trash de l’histoire.” Et si ça continue réellement dans ce sens, “ça va être une boucherie.”

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Emmanuel Macron : sa réaction après son agression

Même si l’homme politique a de nouveau jugé qu’ “il y a une violence dans notre société” et qu’il ne faut pas la “banaliser”, il a aussi appelé à “relativiser, car cela ne participe pas d’un climat social particulièrement délétère.” Il a également donné pour consigne au sein de l’Élysée de faire en sorte que la colère ne prenne pas le dessus sur “l’optimisme.” Même si “les indices de méfiance et de mécontentement n’ont jamais été aussi bas”, et qu’il génère des émotions négatives telles que la “colère” ou le “dégoût” selon une étude de la fondation Jean Jaurès, il est évident que “le président va continuer d’aller au contact des Français.” À l’exemple de mardi dernier, où Emmanuel Macron a poursuivi sa tournée pour “prendre le pouls du pays” à un an de la présidentielle comme si de rien n’était.

Crédits photos : Bernard Patrick/Pool/ABACA

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