« Ça illustre vraiment les ravages de l’alcoolisme » : Marlène Schiappa pas tendre avec Jean-Marie Bigard

Au cours d’une manifestation contre la mise en place du pass sanitaire, Jean-Marie Bigard a tenu des propos très violents contre Olivier Véran et Agnès Buzyn. Sur le plateau de France Info, Marlène Schiappa a répondu à sa manière…

Marlène Schiappa

Jean-Marie Bigard

Depuis le début de la crise sanitaire, Jean-Marie Bigard se présente en opposant farouche du gouvernement. Sauf que certains commencent à se demander si l’humoriste ne va pas trop loin. Lors d’une manifestation contre le pass sanitaire, Jean-Marie Bigard a osé un parallèle entre la vaccination et l’étoile jaune pendant la Seconde Guerre mondiale. Des propos condamnés, autant sur la Toile que par Eric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, qui a trouvé les propos de l’humoriste “atterrant”.

Au cours de la manifestation, Jean-Marie Bigard s’est également emporté contre les deux derniers ministres de la Santé. Après avoir dit qu’Olivier Véran avait “du sang sur les mains”, le compagnon de Lola Marois a été insultant envers Agnès Buzyn. “Maintenant elle est quand même protégée en Suisse, a-t-il soufflé, au micro, lors de la manifestation. “Quand tu penses que cette conn*sse ne va pas payer ses crimes… Espèce de grosse conn*ss*, crève ! Cette femme a du sang sur les mains, Olivier Véran aussi et un jour ils le paieront”.

“Pas dans un état normal”

Sur le plateau de France Info, mercredi 26 mai, Marlène Schiappa a été invitée à réécouter les propos tenus par Jean-Marie Bigard. Sans évoquer ni le fond, ni la forme, la ministre déléguée a envoyé un gros tacle à l’humoriste. “Si le gouvernement doit s’exprimer à chaque fois que Jean-Marie Bigard boit un coup de trop et prononce des insultes et des menaces… Je trouve que ça illustre vraiment les ravages de l’alcoolisme, pardon de le dire, mais je suis étonnée que dans les commentaires que personne ne fasse référence à ça !”, a-t-elle répliqué.

Selon Marlène Schiappa, Jean-Marie Bigard n’était pas “dans un état normal”. Cela ne pardonne pas, cependant, les propos tenus. Evidemment, la ministre déléguée les trouve “condamnables”. “On a là des menaces de mort, des injures publiques, des injures à raison du sexe qui sont inacceptables !”, a-t-elle insisté. Et l’alcool n’est pas une circonstance atténuante.

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