Médecine esthétique : à quel âge peut-on commencer ?

Dans la lutte anti-âge, injections et lasers ont fait leurs preuves. Mais quel est le bon timing ? Quand faut-il se lancer et quand faut-il s’arrêter ? Réponses d’experte.

Quand franchir le pas ?

«Il faut commencer uniquement à l’apparition des premiers signes négatifs, explique la Dr Nelly Gauthier, médecin esthétique. En tout cas, pas avant la vingtaine, sauf peut-être en cas de défaut réel, comme des cernes très prononcés ou certaines dissymétries. Généralement, on consulte quand on a l’impression que même le maquillage et les meilleures crèmes ne suffisent plus.»

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Est-il vrai que les Millennials commencent plus tôt ?

D’après une étude Galderma, les moins de 35 ans sont deux fois plus nombreuses que les plus de 55 ans à se faire injecter ! «C’est nouveau, confirme notre experte. Des jeunes femmes, parfois à peine majeures, viennent avec des demandes très précises, surtout pour améliorer leur image sur les réseaux sociaux : redessiner l’ovale du visage, augmenter le volume des pommettes, réourler le contour de lèvres trop fines…» Il est très important de bien réfléchir avant et de choisir un médecin qui n’imposera pas ses propres critères esthétiques, embellira le visage sans le rendre banal. Il doit répondre à une demande et jamais la suggérer.

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Après la quarantaine, quelles sont les priorités ?

La prévention, ça paye  !

Une étude récente montre l’intérêt d’une correction précoce des premiers signes de l’âge. En débutant les traitements contre les rides, les sillons, les taches pigmentaires et la perte de fermeté dès qu’ils commencent à apparaître (vers 30 ans), les dermatologues peuvent prévenir et ralentir le vieillissement facial (Source : Journées dermatologiques de Paris 2019).

«Des séances de laser et de lumière pulsée permettent de lisser, de raffermir, d’enlever les rougeurs et d’éliminer les taches pigmentaires, poursuit le médecin. Pour rafraîchir le regard, on injectera du Botox entre les sourcils et sur la patte d’oie, car en vieillissant, le visage perd sa capacité à se détendre. Résultat, on a l’air fatigué sans l’être.» Une goutte (ou plus) d’acide hyaluronique permet de corriger les rides d’amertume au coin des lèvres ou le « code-barres » au-dessus. On peut également diminuer les sillons nasogéniens.«Toujours sans excès, afin de préserver l’harmonie du visage», insiste la pro.

Y a-t-il une limite d’âge ?

«Physiologiquement, il n’y en a pas, poursuit la Dr Gauthier. Les new elders souhaitent conserver longtemps un visage jeune et dynamique. Quant à l’intervention de trop, un bon spécialiste dira toujours non. Elle ne doit jamais engendrer de modification fonctionnelle. Des joues trop gonflées peuvent ainsi gêner le champ visuel, tandis que des lèvres trop pulpeuses empêchent, entre autres, de boire normalement, avertit le médecin esthétique. Attention également aux cumuls d’injections de nature différente, qui peuvent entraîner des réactions indésirables.»

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