« On rêve d’organiser l’Eurovision 2025 », confie le n°2 de France Télés
- « Bravo à Zoé Clauzure, c’est un vrai talent artistique qui a été salué, récompensé », a réagi dimanche soir Stéphane Sitbon-Gomez, le numéro 2 de France Télévisions, auprès de 20 Minutes, après la victoire de la Française de 13 ans à l’Eurovision Junior 2023 à Nice.
- Au sujet de l’éventuelle organisation de l’Eurovision Junior 2024 en France, il a répondu : « On va d’abord fêter la victoire. (…) Il y a beaucoup de pays qui ont envie d’organiser, on ne veut pas qu’il y ait un monopole français de l’Eurovision Junior. »
- « Ce n’est pas un secret, on rêve depuis un certain temps de remporter l’Eurovision, nous a également déclaré Stéphane Sitbon-Gomez. Je crois vraiment qu’on peut y arriver. C’est vraiment notre grande ambition pour 2024. On va diffuser les Jeux olympiques. Avant les JO, on veut gagner notre épreuve olympique à nous qui est l’Eurovision. »
« On est très heureux de l’avoir accompagnée mais c’est Zoé qu’il faut féliciter. » C’est un Stéphane Sitbon-Gomez particulièrement réjoui que 20 Minutes a croisé dimanche soir à la salle de presse du Palais Nikaïa de Nice (Alpes-Maritimes) après la finale de l’Eurovision Junior qui s’est soldée par une nouvelle victoire française. La deuxième d’affilée et la troisième en quatre ans. Zoé Clauzure, 13 ans, a fait l’unanimité à la fois du côté des votes du public et des jurys. « Elle a créé quelque chose autour de Cœur, autour de la mobilisation contre le harcèlement scolaire qui est le sujet de sa chanson et ceux qui étaient dans la salle ont ressenti la ferveur suscitée par ce titre qui dépasse même l’Eurovision Junior. Bravo à elle, c’est un vrai talent artistique qui a été salué, récompensé », nous a glissé le numéro 2 de France Télévisions. Stéphane Sitbon-Gomez nous a accordé un entretien au débotté. L’occasion de parler de l’organisation de la prochaine édition de l’Eurovision Junior, pour laquelle la France à la priorité, et de la candidature de Slimane pour l’Eurovision 2024…
Que répondez-vous à ceux qui pensent que France Télévisions ne veut pas gagner l’Eurovision Junior ou l’Eurovision pour ne pas avoir à organiser ?
Au contraire, on vient de prouver qu’on adore gagner et même qu’on adore organiser. Je veux rendre hommage à toutes les équipes, à la production, France Télévisions Studios, à la délégation française, car c’est épuisant d’organiser un show comme ça. La mairie de Nice nous a donné un coup de main formidable. On est heureux, fiers d’organiser. On a fait la démonstration qu’on savait faire les plus beaux spectacles, maintenant, notre rêve, c’est d’organiser l’Eurovision, de gagner au printemps et que, en 2025, le concours ait lieu en France.
Vous seriez prêt à organiser coup sur coup l’Eurovision Junior 2024 et l’Eurovision 2025 ?
On a les rêves, les plus fous, nous.
France Télévisions a la possibilité de décliner l’organisation du prochain Eurovision Junior et de laisser un autre diffuseur, un autre pays, l’accueillir…
Concernant l’Eurovision Junior, là, on va d’abord fêter la victoire. Après, on va discuter, comme on l’a fait à chaque fois, avec l’UER (Union européenne de radiotélévision, qui chapeaute l’organisation), pour savoir où ce serait le mieux. Il y a beaucoup de pays qui ont envie d’organiser, on ne veut pas qu’il y ait un monopole français de l’Eurovision Junior.
Il n’est donc pas certain que l’Eurovision Junior 2024 aura lieu en France ?
On n’a pas pris la décision. On prend le temps de discuter, de réfléchir ensemble. Aujourd’hui, on est surtout dans la joie et dans la fierté de ce qu’on a pu vivre aujourd’hui.
Choisir Slimane pour l’Eurovision 2024, c’est mettre toutes les chances du côté de la France de gagner ?
On a fait un choix très fort autour d’un artiste connu et reconnu, qui a un talent incroyable, qui est capable de mobiliser une communauté d’Eurofans au-delà de son public français. On a un très bon espoir de remporter la victoire l’an prochain. Ce n’est pas un secret, on en rêve depuis un certain temps. Avec Barbara Pravi (en 2021), on a frôlé l’exploit (elle s’était classée deuxième), maintenant, il nous reste à franchir la dernière marche. Je crois vraiment qu’on peut y arriver.
Qu’est-ce qui fait selon vous que la France arrive à réaliser trois victoires en quatre ans à l’Eurovision Junior et a moins de réussite à l’Eurovision ?
L’Eurovision est plus compliqué que le Junior, il y a davantage de pays en compétition, les délégations mettent un standard très élevé dans les prestations et c’est très aléatoire, aussi. Chaque édition de l’Eurovision représente un contexte particulier. Mais je pense que les mêmes recettes fonctionnent aux deux concours : une équipe de production qui y croit, qui est profondément investie autour d’Alexandra Redde-Amiel (cheffe de délégation et directrice des divertissements et jeux de France Télévisions) qui fait un choix d’artistes extrêmement engagé, une énergie mise dans la production et une chaîne, un groupe, France Télévisions, qui mobilise toutes ses équipes vers le succès. Je peux déjà vous le dire : d’ici au printemps, comme cela a été le cas avec Zoé, toutes les chaînes du groupe seront tournées vers cette perspective de victoire avec Slimane. C’est vraiment notre grande ambition pour 2024. France Télévisions va diffuser les Jeux olympiques de Paris. Avant, on veut gagner notre épreuve olympique à nous qui est l’Eurovision.
Les premières réactions à la candidature de Slimane et à sa chanson « Mon amour » sont globalement très positives. Le titre tourne pas mal en radio, s’est classé dans le Top 30 dès singles la semaine de sa sortie. Pour vous, cette stratégie commence bien ?
La chanson est déjà un tube fédérateur, qui porte des valeurs. Ce sont deux choses importantes pour l’Eurovision. Vous le savez, il faut une mélodie, une prestation artistique d’importance et un artiste qui porte quelque chose. Slimane a cette capacité à fédérer tous les publics européens, c’est pourquoi je pense qu’on a mis toutes les chances de notre côté. On va à la fois surprendre par la qualité de notre prestation artistique et rassurer nos publics qui nous suivent depuis longtemps. C’est exactement ce que Zoé a fait. Avant le succès de ce (dimanche) soir, il y a quelques semaines, on était engagés autour de la lutte contre le harcèlement scolaire et il y avait des tas d’adolescents mobilisés autour de sa chanson. Une chanson va plus loin qu’une prestation, elle porte énormément de valeurs.
Que dites-vous à ceux qui prétendent que révéler la chanson pour l’Eurovision en novembre, c’est trop tôt et qu’il y a un risque de lassitude ?
On s’est posé la question parce que, par ailleurs, on n’est pas dans un contexte le plus réjouissant et le plus propre au divertissement. Mais je crois au contraire que les Français ont envie de rêver, qu’une chanson peut fédérer, réunir. L’enjeu n’est pas seulement de conquérir le public français, mais de faire rêver le public de toute l’Europe et ça, ça prend du temps. C’est pour ça qu’on a choisi cette stratégie qui, je le pense, sera gagnante.
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