On (re)tombe en enfance avec les sports de récréation

Hula-hoop, corde à sauter, ping-pong… Ces sports, tout droit sortis de l’enfance, font leur come-back dans les parcs et les clubs. Fini de transpirer sans s’amuser : on veut du fun et de la légèreté. Et si, finalement, c’était la meilleure manière de bouger ?

Remises au goût du jour, les activités très populaires chez les tout petits rencontrent également de plus en plus de succès auprès des grands enfants que nous sommes. Option light ou musclée, en solo ou en groupe, gratuite ou payante, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux.

Grâce à des exercices dits « régressifs » précis et efficaces, on se dessine une silhouette fuselée, saine et on retrouve un équilibre tout en renforçant son endurance.

Le parcours sportif pour les aventuriers

C’est l’occupation idéale pour une remise en forme globale quand on se sent « rouillée », et qu’on a envie de bouger au grand air en allant à son rythme. Hyper répandues en Chine et en Australie, chez nous, ces « aires de jeux pour adultes » sont situées dans les bois ou les parcs.

Il s’agit précisément de parcours de quelques kilomètres, agrémentés d’une dizaine d’agrès avec des exercices à réaliser. Gratuits, accessibles à tous, c’est idéal pour celles qui ne supportent pas le sport en salle. Le concept a même été repris pour être adapté à la ville.

  • S’entraîner en forêt

On a très vite envie d’enfiler baskets et survêt’ et d’embarquer son homme, ses enfants et le chien, pour partir tout droit direction la verdure. Avec plus de deux mille parcours répartis sur toute la France : on aurait tors de s’en priver. Mais avant de se précipiter, voici quelques notions à garder à l’esprit.

Il ne faut surtout pas surestimer nos forces. Evidemment, en arrivant au début du circuit, on n’a qu’une envie : foncer. Les distances entre chaque agrès semblent courtes et on sent l’énergie de ses 10 ans revenir à grands pas. Attention, c’est trompeur. Si les exercices paraissent faciles, le fait de casser le rythme en permanence devient vite éreintant.

Une bonne foulée et voilà le premier panneau : « assouplissements ». On repart au galop et, quelques secondes plus tard, nouvel arrêt : « abdominaux ». Puis on enchaîne avec la poutre, le slalom, le saute-mouton et les anneaux. À mi-distance, on se traîne, sourire crispé, en priant pour que le supplice s’achève. Mais il reste encore les barres parallèles, les espaliers…

Un seul mot d’ordre : ne pas avoir l’ambition plus grande que la foulée. L’intérêt de cette activité est de pouvoir prendre son temps et de bien lire les indications sur les panneaux pour faire les exercices correctement.

Il existe souvent plusieurs versions du circuit (une plus courte, l’autre plus coriace). Au bois de Vincennes, par exemple, on trouve deux parcours : 1,4 kilomètre (14 agrès) et 2,4 kilomètres (18 agrès).

Ensuite, il faut impérativementrespecter les consignes. Les agrès suivent toujours un ordre précis, qui correspond à une séance de remise en forme idéale, avec échauffement au départ et étirements à l’arrivée. Le but est de faire travailler le corps dans son ensemble, avec un agrès pour chaque zone musculaire.

On commence généralement par l’atelier espaliers pour l’extension des bras, puis les ateliers abdominaux (sur des plans inclinés ou horizontaux), saute-mouton (à pieds joints pour gagner en souplesse et flexibilité), barres parallèles (pour muscler le dos et les bras), avec une variante plus difficile, les anneaux (mêmes effets, le contrôle de l’équilibre en plus).

Viennent ensuite le slalom, la poutre d’équilibre et, parfois, la corde à noeuds, qui rappellera d’atroces souvenirs à certaines (le prof de sixième hurlant alors qu’on reste tétanisée à 10 cm du sol). En régulant sa respiration et en coordonnant tractions des bras et poussées des pieds, il y a de grandes chances pour qu’on arrive (au moins) au troisième nœud.

À raison d’un parcours chaque week-end pendant un mois, on sent déjà les bénéfices sur la respiration, l’élimination des toxines et le gainage des différentes chaînes musculaires.

  • Pratiquer en ville

On n’a pas toujours le temps (ou l’envie) d’aller en forêt, mais on peut toujours se mettre à l’urban training.

Le principe est d’utiliser le mobilier urbain pour s’entraîner. Pompes sur les bancs publics, slalom entre les lampadaires, montées de genoux dans les escaliers, étirements sur les barrières, stretching sur les pelouses… Deux possibilités s’offrent à nous : pratiquer en solo ou en groupe, encadré par un coach. La dernière option étant idéale pour les débutantes.

Le street golf pour rester en ville

Dans la mouvance sport urbain, le golf de rue – très développé chez nos voisins anglo-saxons – fait de plus en plus d’adeptes.

Le but, comme les autres sports à pratiquer en ville, est de s’entraîner sur les trottoirs, dans les squares, en haut d’un escalier… Pour le reste, c’est comme sur un green : il faut viser une cible (poubelle, fontaine…) en faisant le moins d’essais possible. Pour éviter de décapiter un passant ou de détruire une vitrine, on utilise des balles semi-rigides ou en mousse.

Pour devenir le nouveau « Tigger Woods » urbain, on peut investir dans du matériel à prix raisonnable. Il existe des kits de golf avec des clubs, des balles en mousse et une cible en plastique vendus dans les magasins de sport. 

Le ping-pong pour les plus sociables

On rêve de bouger sans s’en apercevoir. Pour cela, rien de plus simple : on arrête de s’entrainer pendant des heures et on succombe au charme du ping-pong. Convivial et sans contre-indication : c’est le passe-temps parfait pour les allergiques au sport.

  • Version vacances

Mine de rien, la partie endiablée entre amis est un excellent exercice car elle allie coordination, mobilité, habileté (il faut être précis) et vigilance (pour anticiper les coups de l’adversaire). Les déplacements rapides et brefs font travailler le système cardio-vasculaire.

  • Version tendance

Le « ping » c’est le nouveau dada des tribus trendy. À New York, le bar Spin fait salle comble depuis qu’il propose une activité ping-pong. Les mannequins y jouent en stilettos en écoutant de la soul sixties. À Berlin, les boîtes de nuit mettent des tables à la disposition des clients. En France, il faut chercher du côté des jardins publics et autres squares.

Le nouvel afterwork du printemps ? L’apéro ping permet à celles et ceux qui le souhaitent de se retrouver dans un parc et de trinquer tout en travaillant leur coup droit.

Si l’on veut améliorer notre technique et impressionner notre entourage, on peut aussi s’inscrire dans un club et prendre quelques cours. 

Mais si on est plutôt adepte de la « petite partie improvisée » entre amis, on investi dans un filet extensible à « clipser » sur n’importe quelle table. Et on organise une fois par semaine un tournoi dans la cuisine : fous rires garantis.

Pour les grands enfants il existe le ZinZooong, une version délirante du ping-pong. Les raquettes sont beaucoup plus larges, la table est XXL avec contours arrondis et des trous pour pimenter la partie.

La corde à sauter pour travailler le cardio

Idéale pour brûler des calories en un temps record (15 minutes = 45 minutes de jogging). La corde à sauter permet de fournir un effort global puisque tous les muscles travaillent simultanément : abdos et fessiers renforcés, bras et jambes gainés, souffle contrôlé.

C’est aussi un exercice d’équilibre : le placement du corps doit être juste et il faut que les gestes soient coordonnés, sinon on se prend les pieds dedans.

  • Version Candie

Quand on a 10 ans et qu’on pèse 30 kilos, c’est chouette. Ensuite, ça se complique. Pour éviter l’épuisement il faut pratiquer trois fois deux minutes tous les deux jours, en espaçant chaque session d’une phase de récupération de quinze secondes.

Il est recommandé de faire de petits sauts réguliers à pieds joints, en contractant les abdominaux pour éviter de cambrer les reins. On pense aussi à fléchir les genoux et à garder la tête et le cou dans l’alignement de la colonne vertébrale.

  • Version Rocky

Pour passer à la vitesse supérieure, on s’inscrit à un cours de Jump Fit, inspiré de l’entraînement des boxeurs. En musique, on saute à la corde durant huit rounds de trois minutes, séparés par une séquence d’une minute de boxe dans le vide. Au bout de deux mois, les bénéfices sur la tonicité et l’endurance sont bluffants.

Niveau matériel, les cordes ne manquent pas dans les rayons. Pour les débutantes on choisira plutôt une corde en plastique au lieu d’une corde en Nylon qui se manie moins facilement. Les magasins de sport proposent des versions lestées, à compteur de tours ou de calories perdues et pleines d’autres gadgets élaborés en fonction de nos objectifs.

Quoi qu’il arrive, on pense à chausser nos baskets pour amortir les chocs ainsi qu’une brassière adaptée au sport pour maintenir la poitrine bien en place.

Pour éviter les ampoules aux mains, il faut choisir des poignées ergonomiques, en mousse pour absorber la sueur. 

Seul bémol, la corde à sauter est une activité strictement interdite à celles qui ont les articulations fragiles.

Le hula-hoop pour un objectif ventre plat

Il n’y a rien de mieux pour tonifier et raffermir la sangle abdominale. Le corps effectue un effort constant pour faire tourner le cerceau, donc on se dépense beaucoup. sans risque, ludique. Et avouons le, c’est plutôt valorisant de savoir manier le « hoop ».

  • En mode régressif

On tient le cerceau au niveau de la taille, on met un pied devant l’autre et on fait des mouvements d’avant en arrière, plutôt que circulaires. De cette façon les muscles travaillent ensemble pour stabiliser le buste, c’est plus simple et surtout plus efficace.

  • Comme en compétition

Les coachs en ont fait un nouvel accessoire fitness, à faire tourner autour des bras, des jambes et du cou. on muscle épaules, fessiers, cuisses, on améliore souplesse et équilibre. Et on passe aux chorégraphies façon danse orientale, hip-hop ou salsa.

Les vrais hoops sont lourds et grands (entre 100 et 110 cm de diamètre) : ils tournent plus lentement et sont donc plus faciles à garder sur les hanches. Mais il existe aussi des modèles pliables, scintillants, clignotants, remplis de billes ou d’eau (de 10 à 20 €, dans les magasins de sport). 

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