Les parents de Jérôme Gaillard, auteur du féminicide de Magali Blandin, se sont suicidés chez eux
Ils étaient placés sous contrôle judiciaire depuis novembre 2021, mis en examen pour tentative de complicité de meurtre par conjoint. Mais avant même l’annonce d’un procès, Jean et Monique Gaillard, 73 et 76 ans, se sont donnés la mort par pendaison à leur domicile de La Turballe (Loire-Atlantique).
Leur dépouille ont été retrouvées par les forces de l’ordre mardi 7 février 2023, a appris Ouest-France.
Jean et Monique Gaillard mêlés à la mort de Magali Blandin
Le couple de septuagénaires était soupçonné d’être impliqué dans l’affaire du féminicide de Magali Blandin, tuée le 11 février 2011 par leur fils Jérôme Gaillard. En mars de la même année, celui-ci avait avoué le meurtre de son épouse et mère de leurs quatre enfants chez elle, à Montfort-sur-Meu, près de Rennes. Il s’était lui-même pendu dans sa cellule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2021.
Avant de se donner la mort, les parents du meurtrier ont envoyé une lettre dont le contenu n’a pas été entièrement dévoilé aux parents de la victime, Magali Blandin. Selon Ouest-France, ils leur auraient expliqué qu’ils comptaient mettre fin à leurs jours. Les destinataires ont prévenu la gendarmerie, menant à la macabre découverte.
« Sans être quelque chose que l’on prévoyait, c’est évidement un risque qui existait que cet homme et cette femme à leur âge n’aient pas envie d’affronter la justice », a réagi Maitre William Pineau, avocat des parents de Magali Blandin auprès de France Bleu Armorique.
Un meurtre commandité et en partie financé par les parents
Le jeudi 11 février 2021, Jérôme Gaillard s’en était pris à sa femme, dont il était en instance de séparation depuis 2020, sur son palier puis à l’intérieur de la maison. Le tueur l’avait frappée plusieurs fois avec une batte de baseball et avait enterré son corps en forêt. Un acte prémédité, dont les parents avaient eu connaissance, ont-ils reconnu plus tard.
Ils avaient notamment fourni un alibi à leur fils lors des premières audiences avec les enquêteurs et prêté de l’argent pour financer des tueurs géorgiens chargés, à l’origine, de s’acquitter de l’assassinat. Finalement, les trois individus avaient été mis en examen pour « tentative d’extorsion en bande organisée ».
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