Cancer du testicule : quels sont les symptômes qui doivent pousser à consulter ?

Le cancer du testicule se caractérise généralement par l’apparition d’une grosseur dure et indolore. D’autres facteurs plus rares peuvent également se manifester. Comment est diagnostiquée cette pathologie et quels sont les traitements à suivre ? On fait le point.

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Le cancer du testicule est une pathologie rare qui concerne environ 1 à 1,5% des cancers de l’homme. Selon l’Association française d’urologie, son incidence annuelle est de 4,5 nouveaux cas pour 100.000 hommes. Sur sa plateforme, l’organisme précise également que “toute tumeur testiculaire est un cancer jusqu’à preuve du contraire”.

Plusieurs facteurs de risque sont notamment associés au cancer du testicule :

  • Un antécédent de cancer testiculaire
  • La présence d’un syndrome de dysgénésie gonadique, une anomalie du développement sexuel
  • Le syndrome de Klinefelter, causé par une anomalie chromosomique
  • Une infertilité
  • Un antécédent familial (un cancer du testicule chez le père ou le frère)
  • Des facteurs environnementaux comme une exposition à des substances nocives (insecticides, herbicides)

Quels sont les symptômes du cancer du testicule ?

Ce type de cancer se manifeste généralement par une grosseur palpable sur le testicule. Au toucher, cette masse est dure et indolore. Cependant, la présence d’une masse sur cette partie du corps ne signifie pas obligatoirement qu’une tumeur s’y développe. Le patient peut également ressentir une sensation de lourdeur, une gêne persistante, un gonflement ou une augmentation du volume de son testicule.

D’autres symptômes moins fréquents peuvent alerter sur cette maladie. Un homme touché par un cancer du testicule peut constater un développement de ses seins. Appelé gynécomastie, ce phénomène est provoqué par une forte sécrétion de l’hormone HCG. Il est possible que le malade sente des douleurs dans son dos ou sur son flan ainsi que des masses dans son abdomen.

Cancer du testicule : comme est-il diagnostiqué ?

Lors d’une consultation médicale de routine, l’auscultation des testicules n’est pas systématique. Le diagnostic du cancer du testicule est donc souvent tardif. Pour éviter de le repérer tardivement, le médecin traitant peut conseiller à ses patients masculins de réaliser une auto-palpation une fois par mois dès l’âge de 14 ans. “Devant un miroir, il faut examiner les testicules l’un après l’autre en faisant rouler la glande entre le pouce et les quatre doigts. Les quatre doigts sont placés sous le testicule et le pouce au-dessus”, explique la fondation Arc pour la recherche sur le cancer.

Le premier examen consiste à palper le testicule afin de percevoir la masse. Le professionnel de santé interroge également le patient sur ses antécédents médicaux et familiaux pour rechercher d’éventuels facteurs de risque. Lorsqu’il constate la présence d’une grosseur au niveau d’un des testicules, le médecin oriente souvent le patient vers un urologue. Ce dernier prescrit une échographie scrotale bilatérale, un test indolore qui permet de visualiser la masse et de mesurer sa taille.

Pour confirmer le diagnostic, le patient peut réaliser un dosage des différents marqueurs tumoraux. Cela permet de classifier la tumeur ainsi que de contrôler l’efficacité des traitements et de détecter une potentielle rechute après la guérison.

Il est également possible d’avoir recours à un scanner thoraco-abdomino-pelvien afin de vérifier l’étendue de la tumeur. Ce bilan d’extension aide à identifier la présence de métastases dans d’autres organes du corps. Ces dernières touchent d’abord les ganglions de l’aorte abdominale, puis les ganglions thoraciques et les sus-claviculaires. Les organes les plus touchés par les métastases sont le foie, les poumons, le cerveau et les os.

Quel est le traitement pour un cancer du testicule ?

Une orchidectomie est nécessaire pour soigner un patient touché par un cancer du testicule. Cette opération chirurgicale consiste à retirer le testicule dans lequel la tumeur s’est logée. Cette intervention est obligatoire quelque soit le type de tumeur avec la présence ou non de métastases.

Trois autres traitements sont également préconisés pour traiter un cancer du testicule :

  • la chimiothérapie
  • la radiothérapie
  • le curage ganglionnaire, une seconde opération pendant laquelle le chirurgien retire les ganglions lymphatiques qui peuvent être envahis par des cellules cancéreuses

Au début de la prise en charge, l’équipe médicale propose au patient d’effectuer un recueil de sperme afin de prévenir d’éventuels risques sur la fertilité.

Sources : Institut national du cancer, Fondation Arc pour la recherche sur le cancer et l’Association française d’urologie.

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