Les poussières de sable en provenance du Sahara sont de retour

Le vendredi 20 mai 2022 en début de soirée, les poussières de sable du Sahara, déjà aperçues lors de ce début d’année, devraient de nouveau envahir la France. Un phénomène qui s’expierait de par le réchauffement climatique, et qui pourrait durablement s’installer explique Le Parisien, jeudi 19 mai 2022.

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Ne soyez pas étonnés à la vue d’une multitude de poussières de sable le vendredi 20 mai 2022 aux alentours de 17h sur votre voiture. En effet, ce phénomène déjà observé ces dernières semaines sur le sud de L’Europe en provenance du Sahara devrait à nouveau sévir sur une partie de l’hexagone. Un évènement confirmé par les satellites de Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne. D’abord concentrées sur le sud-ouest du pays en provenance du golfe de Gascogne, puis remontant dans la zone de Bordeaux, ces particules devraient par la suite envahir le centre et l’est de la France comme nous le précise Le Parisien, jeudi 19 mai 2022. Un phénomène qui pourrait être légèrement différent de ceux déjà observés de par les orages prévus sur le pays, comme l’explique Vincent-Henri Peuch, directeur du service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus : « Si des orages se produisent vendredi et samedi, il pourrait y avoir des dépôts au sol. Dans le passé, on savait qu’elles avaient survolé la France en constatant une couche de sable rouge sur nos voitures mais notre capacité à prévoir leur arrivée a nettement progressé« .

Des recommandations de l’OMS sur le risque d’exposition

Ce processus bien particulier se compose en plusieurs étapes : tout part du sirocco, un vent sec et chaud bien connu du désert du Sahara qui soulève outrageusement le sable des dunes. Alors que la majeure partie des grains de sable retombent ensuite au sol, certaines particules, généralement les plus petites peuvent rester en suspension dans l’air, et ce jusqu’à 4.500 mètres d’altitude. Le nuage de sable est ensuite déplacé, via de puissants vents en altitude jusqu’au-dessus de la Méditerranée, avant que les particules ne retombent sur le continent européen. Bien heureusement, la technologie actuelle permet des prévisions précises sur ce genre de phénomènes. Notamment concernant la concentration de ces fines particules pouvant provoquer certains problèmes de santé. « L’OMS recommande de ne pas s’exposer à ces poussières lorsqu’elles dépassent le seuil de 45 microgrammes/m3 en moyenne quotidienne« , souligne Vincent-Henri Peuch. « En mars dernier par exemple, le panache de poussières sahariennes avait battu des records de concentrations maximales dans le sud de l’Espagne avec plus de 1 000 microgrammes/m3« . Selon différentes études scientifiques, les sécheresses actuelles qui ne cessent de s’accroître combinées au réchauffement de la planète et à une importante désertification pourraient augmenter la fréquence de ce phénomène.

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